🏍️ Histoire de Kawasaki Heavy Industries

Découvrez l’histoire de Kawasaki depuis le chantier naval de Shozo Kawasaki à la multinationale japonaise Kawasaki Heavy Industries.

Kawasaki Heavy Industries logo

L’entreprise tire ses origines de Kawasaki Tsukiji Shipyard, chantier naval fondé en 1878 à Tokyo par Shozo Kawasaki. Il s’y lance dans la construction navale selon les standards occidentaux :

Shozo Kawasaki

En avril 1878, il emprunte 30 000 yens et loue à l’État japonais un terrain portuaire dans la baie de Tokyo. Les débuts sont difficiles, les compagnies maritimes japonaises hésitant à renoncer aux voiliers et à leur navires traditionnels. Cependant, la première commande arrive enfin : le Hokkai Maru, un petit bateau de 80 tonnes est construit.

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En 1896, le gouvernement privatise l’industrie et propose à Shozo Kawasaki un chantier naval à Kobe. L’entrepreneur l’achète immédiatement puis y déplace son entreprise, le chantier tokyoïte ayant un potentiel de développement limité. L’entreprise change alors de nom pour devenir Kawasaki Dockyard.

Kawasaki au début du XXème siècle

La première guerre sino-japonaise positionne Kawasaki comme l’un des principaux constructeurs navals du Japon. Ensuite, en 1906, Kawasaki ouvre une nouvelle usine pour produire du matériel roulant ferroviaire : voitures de chemin de fer, locomotives et pièces connexes. Pour cela, l’entreprise acquiert des capacités de production de tôles et de moulage en acier, et prend des commandes dans de grands projets de génie civil comme des ponts.

Dès 1907, Kawasaki fabrique également des moteurs Diesel, des turbines à vapeur et se lance dans l’aéronautique. À la fin de la Première Guerre mondiale, Kawasaki est un constructeur réputé d’avions et d’automobiles.

L’armement tire l’industrialisation : Kawasaki construit en 1906 les premiers sous-marins japonais, la classe Type 6 et le Yodo en 1908, premier grand navire de guerre construit dans un chantier naval privé.

La récession d’après-guerre touche durement la construction navale. En plus du déclin naturel des commandes, le traité naval de Washington signé en 1921 entraîne l’annulation de plusieurs grands navires de guerre.

En 1931, l’invasion japonaise de la Mandchourie engendre des besoins qui sortent le Japon du marasme économique. L’entreprise profite autant des subventions que de la relance des commandes de navires de guerre : les chantiers navals sortent 109 navires de guerre, dont quatre porte-avions et 35 sous-marins.

La Kawasaki Aircraft Company, fondée en 1937, participe pareillement à l’effort de guerre : le Kawasaki Ki-61 Hien, produit en 1941, est le seul avion japonais de la Seconde Guerre mondiale à être doté d’un moteur en ligne refroidi par liquide.

Kawasaki après 1945

Avec la capitulation et 1945 les américains s’attellent au démantèlement des zaibatsus. Kawasaki Dockyard faisant partie des 13 zaibatsus secondaires, une scissions est obligatoire. La construction aéronautique devient immédiatement autonome. L’activité sidérurgique est regroupée dans la Kawasaki Steel en 1950. La nouvelle Kawasaki Dockyard reste donc concentrée sur la construction navale, les moteurs et les machines électriques de l’entité d’origine.

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Au milieu des années 1950, le Japon devient le premier constructeur naval du monde. Alors que l’entreprise va créer dès 1949 un petit moteur nommé KE qui sera d’abord commercialisé sans partie cycle, des premières motos sont construites en 1953, même si les premières véritables motos estampillées « Kawasaki » (écusson à drapeau sur le réservoir du haut de l’article) ne feront leur apparition qu’en 1960 avec le B7.

En 1969, l’entreprise devient la Kawasaki Heavy Industries, Ltd (KHI). En 1973, le choc pétrolier secoue violemment l’entreprise. Mais il fait exploser la demande mondiale de supertankers.

Dans le même temps, l’entreprise se diversifie tout en se positionnant parmi les meilleurs motoristes du monde grâce à des partenariats avec les plus grandes entreprises occidentales.

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Désormais aucun domaine de haute technologie n’échappe à l’entreprise : nucléaire, l’industrie spatiale, la robotique, le génie civil, etc. En particulier, la division de construction de machines et de biens industriels est devenue la plus importante de l’entreprise.

Kawasaki aujourd’hui

De nos jours, Kawasaki Heavy Industries est une multinationale composée de plus de cinquante filiales. Basées sur l’ingénierie, elles opèrent dans le monde entier et sur des marchés très divers à la pointe de la technologie.

Leurs activités se composent de sept principaux départements :

  • Aérospatiale : avions civils et militaires, hélicoptères, fusées, satellites, missiles ;
  • Trains : TGV japonais (Shinkansen), métros (par exemple les rames 7000 Series du métro de Washington), monorails, locomotives (Diesel et électriques), wagons ;
  • Énergie : turbines, pompes, centrales thermiques, équipement nucléaire ;
  • Environnement : incinérateurs, stations d’épuration, déchèteries ;
  • Marine : ferry à grande vitesse, pétroliers, sous-marins civils, porte-conteneurs, méthaniers, moteurs et turbines marines, machinerie pour plates-formes ;
  • Motos et motomarine : motos, quads, jet-ski ;
  • Usines et ouvrages d’arts : cimenteries, aciéries, usines pétro-chimiques, tunneliers, bulldozers, ponts, boucliers, stades, robots industriels.

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Auteur/autrice : Louis Senpai

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