🀄 Origines et significations des tatouages japonais traditionnels

Irezumi (入れ墨) littéralement en japonais « insérer de l’encre », a commencé à devenir un terme utilisé par la population du japon dès les années 1700.

Origines significations tatouages japonais Irezumi

Bien que des tatouages aient été trouvés sur des momies égyptiennes anciennes (il y a plus de 3000 ans), c’est au XVIIIème siècle et durant l’ère Edo que le tatouage « japonais traditionnel » commence à être couramment utilisé au Japon.

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Avant toutes choses, notez que les tatouages du visage et des avant-bras des aïnou, les mains des femmes d’Okinawa, ainsi que d’autres traces de tatouage plus anciennes ne sont pas considérés comme des tatouages « japonais traditionnels » bien qu’ils précédent cette catégorie.

Les tatouages « japonais traditionnels » étaient d’abord utilisés à des fins de punition. On marquait alors les personnes ayant commis des délits. Les symboles tatoués variaient selon le crime ou la région. Par ailleurs cette technique était déjà réputé en Chine (punition appelée « I » ou « Gei »).

L’irezumi ne désigne donc pas que les tatouages traditionnels que l’on connaît aujourd’hui, appelés eux, horimono, tebori ou Wabori.

Pour simplifier ce vocabulaire un peu confus :

  • Horimono = chose gravée
  • Tebori = gravé à la main.
  • Wa, (和) tel qu’il est utilisé dans wabori est le kanji pour l’océan, et lorsqu’il est utilisé de cette façon, il signifie Japon. Par exemple, washoku (和食) = nourriture japonaise. Donc wabori (和彫) = tatouage japonais.
  • Au Japon, le tatouage de style occidental est communément appelé tattoo, tandis que le wabori est communément appelé irezumi.

Le terme irezumi que nous utilisons principalement dans cet article renvoie encore une image très négative au Japon, il a une connotation péjorative lié au domaine pénal et criminel.

Au début de la période Meiji, le gouvernement japonais a d’ailleurs interdit les tatouages. L’irezumi a alors renforcé sa connotations criminelle conduisant à une stigmatisation considérable des personnes tatouées et de l’art du tatouage jusqu’à aujourd’hui au Japon.

🀄 Horishi, le tatoueur traditionnel japonais

De nos jours le tatouage japonais est pratiqué principalement par des horishi aussi appelés bunshinshi (文身師), des maîtres tatoueurs pratiquant le tatouage traditionnel japonais.

Ces professionnels sont de véritables artisans du tatouage japonais. Leurs tatouages sont appliquées à la main, à l’aide d’un outil en bois et d’aiguilles métalliques fixées par un fil de soie. Cette méthode nécessite également une encre spéciale appelée encre Nara (ou zumi) :

Attention aux amateurs de tatouages exotiques, ce genre de technique est généralement douloureuse et longue !

🀄 Les tatouages dans le Japon moderne

Après l’ouverture des frontières du Japon au reste du monde de la période Meiji, de nombreux étrangers, fascinés par les compétences uniques des tatoueurs japonais ont permis la popularité de cet art en dehors de l’archipel.

Quelques décennies plus tard, le tatouage a été légalisé par les forces d’occupation en 1948 tout en conservant sa mauvaise image.

Pendant de nombreuses années, les tatouages traditionnels japonais ont été associés aux yakuzas. De nombreux commerces au Japon interdisent jusqu’à aujourd’hui les clients tatoués.

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Désormais les tatouages modernes au Japon sont réalisés de manière similaire au tatouage occidental (et contrairement à l’irezumi traditionnel).

🀄 Vocabulaire du tatouage japonais

  • Bokukei, bokkei (墨刑) : Punition par tatouage
  • Donburi Sōshinbori (どんぶり 総身彫り) : Un tatouage sur tout le corps sans la section ouverte généralement laissée au centre de la poitrine.
  • Gobu (五分) : Un tatouage sur manche qui s’arrête au-dessus du coude.
  • Hanebori (羽彫り, « tatouer avec une plume ») : Technique de tatouage à la main utilisant un mouvement de plume.
  • Horimono (彫り物, 彫物, « tatouage, gravure ») : Autre terme pour désigner les tatouages traditionnels japonais
  • Horishi (彫り師, 彫物師) : Un artiste tatoueur
  • Irebokuro (入れ黒子) : De ire ou ireru, signifiant  » insérer « , et bokuro ou hokuro, un lieu de beauté.
  • Irezumi (入れ墨, 入墨, 刺青, 文身, 黥) : tatouage ou tatouer quelqu’un (verbe).
  • Kakushibori (隠し彫り, « tatouage cachée ») : Tatouage près des aisselles, de l’intérieur des cuisses et d’autres zones corporelles « cachées ».
  • Kebori (毛彫り) : Le tatouage de lignes fines ou de poils sur les figures tatouées.
  • Munewari (胸割り) : Un tatouage de poitrine avec un espace laissé libre au milieu.
  • Munewari Sōshinbori (胸割り総身彫り) : Un tatouage sur tout le corps avec un espace ouvert laissé au milieu de la poitrine.
  • Nagasode (長袖) : Tatouage du bras, jusqu’au poignet
  • Shichibu (七分) : Un tatouage sur une manche de trois quarts de longueur, au milieu de l’avant-bras.
  • Sujibori (筋彫り) : Le contour d’un tatouage ou le processus de traçage d’un tatouage.
  • Sumi (墨) : L’encre utilisée pour le tatouage, traditionnellement mélangée par l’apprenti.
  • Tebori (手彫り, « tatouer à la main ») : Technique de tatouage à la main
  • Tsuki-bori (突き彫り) : Une technique de tatouage à la main employant un mouvement de poussée.
  • Yobori (洋彫り) : Tatouage « Yo » (occidental). Terme argotique désignant le tatouage réalisé à la machine.
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Auteur/autrice : Louis Senpai

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