📜 Origine des katakana

Découvrez l’histoire du système d’écriture mis en place au Japon qui a généré l’utilisation des katakanas à partir de fragments de kanji !

Le Japon n’avait pas de système d’écriture avant l’introduction des caractères chinois au premier ou au deuxième siècle après J.-C.

Au départ, les Japonais ont directement écrit chinois, mais comme la langue chinoise était sans rapport avec la langue locale, ils ont utilisé les kanjis pour représenter les sons japonais. Les hiragana et les katakana étaient dès le départ des simplifications de ce système d’écriture chinois.

Les katakana sont basés sur des parties de kanji alors que ls hiragana sont basés sur des caractères entiers écrits dans un style de calligraphie chinoise appelé sosho (草書). D’ailleurs en japonais « Katakana » signifie « kana fragmentaire », logique !

Les katakana se sont développés à partir du kunten (訓点), une façon d’annoter les textes chinois pour que les Japonais puissent les lire.

Les plus anciens exemples de kunten datent de la fin du huitième siècle, et les premières traces de katakana utilisé comme forme d’écriture indépendante remontent à environ 950 après J.-C.

Nous avons récapitulé les kanji à l’origine de chaque katakana dans un tableau :

kstnhmyrwnn
a
a万/末尓/爾
i
i
u
u ?
e
e流/礼慧/恵
o
o

Les cas de « ん » et « ツ »

Comme le système des katakana est antérieur à l’existence du « n » ん. Ce son est apparu vers l’an 1000 après J.-C., après que le katakana ait déjà été créé, et il n’existait donc à l’origine aucun katakana équivalent. Des sources indiquent qu’il proviendrait du kanji 尓/爾 (2 formes du même kanji).

L’origine du caractère katakana ツ pour tsu est inconnue, il apparaît complètement formé dans les premiers documents disponibles.

Les katakana de nos jours

Logique donc que lorsque l’ouverture du Japon a débuté les katakana ont commencé a devenir très populaires !

Beaucoup d’objets et de pays découverts n’avaient tout simplement pas de mots en japonais pour les définir. Ils ont dès lors repris des mots de langues comme l’anglais, le français, le russe et l’allemand, et les ont adaptés à la prononciation japonaise.

De nos jours les katakana sont aussi largement utilisés pour écrire les onomatopées, ou pour mettre l’accent sur certains mots, de manière équivalente à l’usage de l’italique en langue française.

Notez que par convention, lorsqu’on transcrit des katakanas en romajis, on écrit les lettres en majuscules, tandis que la transcription des hiragana se fait en lettres minuscules.

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Auteur/autrice : Louis Senpai

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