🎎 Geisha (Geiko) : tout savoir sur ces japonaises hors du commun

Une geisha (芞者) ou geiko (èŠžć­ïŒèŠžćŠ“) est une artiste et accompagnatrice qui consacre sa vie Ă  la pratique des arts traditionnels japonais.

Geisha Geiko

Ce glossaire est issu de recherches principalement menĂ©es en anglais et en japonais. N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter en cas d’imprĂ©cisions ou de problĂšmes de traduction !

A –

  • Atatori – L’atatori est l’hĂ©ritiĂšre d’une okiya ou d’une ochaya. Ce sont souvent les filles biologiques des propriĂ©taires (les geishas sont autorisĂ©es et mĂȘme encouragĂ©es Ă  avoir des relations et des enfants) et sont/Ă©taient elles-mĂȘmes des geishas. Il est Ă©galement courant pour un okaasan d’adopter une fille et d’en faire son atatori. L’adoption est nĂ©cessaire en raison des lois japonaises trĂšs strictes en matiĂšre d’hĂ©ritage. Les atatori sont prĂ©parĂ©es dĂšs la petite enfance et suivent gĂ©nĂ©ralement le parcours classique. La plupart des atatori d’aujourd’hui sont soit les filles biologiques de la propriĂ©taire, soit celles qui ont emmĂ©nagĂ© dans l’okiya pour devenir Maiko et ont Ă©tĂ© adoptĂ©es une fois qu’elles Ă©taient dĂ©jĂ  des Geiko expĂ©rimentĂ©es. Les atatori vivent dans l’okiya avec leurs mĂšres, les Geiko et Maiko dĂ©pendantes et le personnel, et leurs dĂ©penses sont Ă©galement couvertes par l’okiya. Ils peuvent cependant dĂ©mĂ©nager s’ils souhaitent vivre seuls pendant un certain temps. Dans la hiĂ©rarchie de l’okiya, ils viennent juste aprĂšs les okaasan Ă  la deuxiĂšme place. Parmis les atatori connus notons Kanachisa de la Kawahisa Okiya de Miyagawacho (adoptĂ©e), Miehina de la Harutomi Okiya de Miyagawacho (adoptĂ©e), Fukue de la Kawayoshi Okiya de Miyagawacho (fille biologique).

B –

  • Baikasai – Le Baikasai est le festival des fleurs de prunier organisĂ© chaque annĂ©e le 25 fĂ©vrier au sanctuaire Kitano Tenmagu Ă  Kyoto par les Maiko et Geiko du district de Kamishichiken. Il s’agit essentiellement d’une grande cĂ©rĂ©monie du thĂ© en plein air, et les Maiko et Geiko bavardent avec les invitĂ©s autant que possible. Le festival est extrĂȘmement populaire – il accueille plus de 3 000 visiteurs chaque annĂ©e, avec seulement 30 Maiko et Geiko prĂ©sents, et les billets sont assez bon marchĂ©. Cependant, ils sont aussi trĂšs recherchĂ©s, alors faites vite si vous voulez y aller !

C –

  • Chiisai Maiko – Chiisai Maiko (氏さい) est le terme japonais officiel pour les Maiko juniors et signifie « petite Maiko ».

D –

  • Danna – Un danna est le mĂ©cĂšne ou le sponsor d’une Geisha.
  • Daikin – Le daikin, souvent appelĂ© « hanakanzashi », est le grand kanzashi saisonnier qu’une Maiko porte sur le cĂŽtĂ© gauche de sa tĂȘte. Son motif change chaque mois et il y a gĂ©nĂ©ralement plusieurs motifs disponibles chaque mois, selon le goĂ»t de la Maiko concernĂ©e. Si la Maiko concernĂ©e est encore junior ou jeune senior, elle porte Ă©galement un pont katsuyama (Ă  ne pas confondre avec la coiffure katsuyama du mĂȘme nom) du mĂȘme motif devant son chignon. Les Daikin sont gĂ©nĂ©ralement en soie. Les Maiko plus ĂągĂ©es peuvent choisir les kanzashi qu’elles portent et mĂȘme concevoir les leurs, les jeunes Maiko dĂ©pendent toujours de leur okaasan pour les aider.
  • Darari no Obi – Le darari no obi ou darai obi, pour faire court, est le style de obi (ceinture) portĂ© par les maiko de Kyoto, mais aussi d’autres villes comme Nara. Il peut mesurer jusqu’Ă  7 mĂštres de long et est suspendu sous les genoux de la maiko par deux cordes qui se chevauchent Ă  l’extrĂ©mitĂ© infĂ©rieure. Il est Ă©galement nouĂ© trĂšs haut, couvrant la poitrine de la maiko presque jusqu’aux Ă©paules. Un darari obi porte le kamon, un manteau d’ams familial que beaucoup de familles japonaises possĂšdent encore, de l’okiya de la fille Ă  l’extrĂ©mitĂ© infĂ©rieure.

E –

  • Eri – Un Eri est un col de kimono. Le col d’une jeune Maiko est principalement rouge, le col d’une Maiko plus ĂągĂ©e est principalement, mais pas complĂštement, blanc, (une petite partie au niveau du cou est encore rouge) et a des broderies sur lui et le col d’une Geiko est uni et complĂštement blanc.
  • Eriashi – L’Eriashi est l’un des deux styles de maquillage de cou que portent les Maiko et les Geiko. Il se compose de deux « dents » et d’un demi-cercle et est portĂ© pour des occasions informelles, comme les ozashiki, les odori et les sĂ©ances de photos.
  • Erikae – Un Erikae est le jour officiel oĂč une Maiko devient une Geiko. Elle s’habille de son kimono le plus formel et, accompagnĂ©e de son otokoshi (habilleuse), rend visite Ă  son ochaya le plus frĂ©quentĂ© et Ă  ses professeurs pour les remercier et leur demander de continuer Ă  la soutenir. Habituellement, une Maiko devient une Geiko ce jour-lĂ , mais il y a aussi des femmes qui dĂ©butent directement en tant que Geiko, comme Geiko Fumika de la Yoshifumi Okiya de Miyagawacho, donc elles n’ont pas d’Erikae, « juste » un Misedashi comme Geiko.

F –

  • Fue – Le terme fue est le nom collectif des flĂ»tes traditionnelles japonaises. Toutes les Maiko et Geiko doivent ĂȘtre capables de jouer de certaines d’entre elles. Les plus remarquables sont le shakuhachi et le shinobue.
  • Fuji – Fuji est le mot japonais pour glycine, un important motif de kimono et de kanzashi et une fleur parfois utilisĂ©e pour la danse. On la voyait dĂ©jĂ  lors des expositions de fleurs de la cour impĂ©riale au dĂ©but de la pĂ©riode Heian.
  • Furisode – Furisode est Ă  la fois le nom du kimono le plus formel pour les femmes non mariĂ©es, mais il est Ă©galement utilisĂ© pour dĂ©crire les manches les plus longues qu’un kimono peut avoir, qui font Ă©galement partie du furisod- kimono. Le furisode-kimono est le kimono le plus formel pour les femmes non mariĂ©es. Ses manches sont trĂšs longues, elles touchent le sol si elles ne sont pas tenues correctement et si la personne qui les porte est petite. Les couleurs sont gĂ©nĂ©ralement trĂšs vives et vibrantes. Lorsqu’on parle de Maiko et de Geiko/Geisha, le terme est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ© pour dĂ©crire les trĂšs longues manches du kimono d’une Maiko, qui sont de la longueur d’un furisode-kimono.

G –

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  • Geiko – Geiko signifie littĂ©ralement « femme des arts ». C’est le mot pour Geisha (qui signifie « personne des arts » ou « artiste ») ou Geigi dans le dialecte du Kansai (parlĂ© dans une grande partie du Japon occidental, y compris Kyoto, Osaka et Nara). Geisha ou Geigi sont utilisĂ©s dans l’est du Japon, oĂč l’on parle gĂ©nĂ©ralement un japonais plus « standard ». Le mot « Geiko » est surtout utilisĂ© dans les villes de Kyoto, Osaka et Nara. Il dĂ©signe une pratiquante Ă  part entiĂšre de l’art des geishas. Contrairement aux Maiko (qui signifie « enfant danseur »), qui sont encore des apprenties, les Geiko ont gĂ©nĂ©ralement plus de 20 ans. Les Geiko peuvent travailler aussi longtemps qu’elles le souhaitent ; la plupart prennent leur retraite Ă  un moment donnĂ© de leur vie, mais certaines restent Geiko jusqu’Ă  leur mort.
    Elles sont polyvalentes dans les arts et coutumes traditionnels japonais (danse, chant, instruments, cĂ©rĂ©monie du thĂ©) et dans l’art de la conversation et s’entraĂźnent constamment pour se perfectionner ; mĂȘme les Geiko les plus ĂągĂ©es s’entraĂźnent encore tous les jours.
    Elles se produisent principalement lors des ozashiki (fĂȘtes de Geisha) dans les ochaya (maisons de thĂ©). Les Geiko sont habillĂ©es d’une maniĂšre distincte, diffĂ©rente de celle des Maiko. Alors qu’une Maiko s’habille de façon enfantine (kimono trĂšs colorĂ© avec de longues manches furisode, de grands ornements floraux pour les cheveux appelĂ©s kanzashi, un long obi), les Geiko s’habillent de façon plus fĂ©minine (kimono aux couleurs plus sobres avec des motifs plus petits, manches tomesode beaucoup plus courtes, obi beaucoup plus court dans le style « taiko musubi », elles portent des perruques appelĂ©es « katsura » dans une coiffure moins flamboyante, elles ne portent plus de kanzashi ordinaires, etc.)
  • Geimaiko – Geimaiko est le terme collectif et la version abrĂ©gĂ©e de Geiko et Maiko.
  • Geimei – Un Geimei est le nom de scĂšne ou le nom d’artiste que portent toutes les Maiko et Geiko, comme Maiko Mamefuji, Katsuna ou Geiko Umechika. Les Geimei ne sont pas le vrai nom de la Maiko ou de la Geiko ; par exemple, le vrai nom de Geiko Umechika est Kazumi Kudo (il a Ă©tĂ© publiĂ© avec son consentement dans un documentaire auquel elle a participĂ©). Les geimei sont choisis par la propriĂ©taire de l’okiya concernĂ©e et ils ont tous une signification (missmyloko, une autre blogueuse gĂ©niale sur Tumblr, a dressĂ© une liste trĂšs complĂšte des geimei des Maiko et Geiko actives et retraitĂ©es de Kyoto et de leur signification, si cela vous intĂ©resse). « Mamefuji », par exemple, signifie « glycine haricot ». Habituellement, chaque Okiya a certaines « lignes de noms », ce qui signifie qu’elle utilise un Ă  trois prĂ©fixes ou suffixes spĂ©ciaux pour le nom de ses Maiko et Geiko ; la Komaya Okiya de Miyagawacho, par exemple, utilise le prĂ©fixe « Toshi-« , donc toutes ses Maiko et Geiko ont le prĂ©fixe « Toshi- » dans leur nom. Ces prĂ©fixes sont aussi gĂ©nĂ©ralement transmis de la sƓur aĂźnĂ©e Ă  la sƓur cadette ; dans le cas de la Komaya Okiya, la sƓur aĂźnĂ©e Geiko Toshiyuu est la sƓur aĂźnĂ©e de toutes les Geimaiko de l’Okiya, et toutes portent donc son nom.
  • Geta – Les Geta sont des sandales japonaises traditionnelles faites de bois, et elles ne sont portĂ©es que par les Geiko, jamais par les Maiko. Dans le Japon ancien, les Geta Ă©taient des chaussures ordinaires de tous les jours, mais les plus belles paires pouvaient Ă©galement ĂȘtre portĂ©es lors d’Ă©vĂ©nements formels.
  • Gion Higashi – Gion Higashi est un quartier de geishas de Kyoto. C’est le plus petit des cinq districts de Kyoto en termes d’espace et de nombre de maiko et de geiko actives (actuellement seulement 20, 15 geiko et 5 maiko). À l’origine, il faisait partie du grand district « Gion Shinchi » de Kyoto, mais en 1886, il a Ă©tĂ© divisĂ© en deux districts par le gouvernement prĂ©fectoral. Gion Higashi a gardĂ© le nom de Gion Shinchi pendant un certain temps, mais a ensuite choisi de revitaliser son image et a choisi le nom de Gion Higashi Ă  la place. Il ne compte que 6 okiya actifs et 9 ochaya actifs, et a du mal Ă  trouver de nouvelles femmes qui veulent rejoindre le district. Comme Gion Higashi est le plus jeune des cinq districts, il a l’histoire la plus courte et, aux yeux de beaucoup, le moins de prestige. Il est Ă©galement situĂ© au milieu de l’un des plus grands quartiers rouges de Kyoto et est envahi par des bars Ă  hĂŽtesses, des salons de l’amour, etc. ce qui donne une mauvaise image des habitants du quartier. Comme il est si petit, il a dĂ» trouver de nouveaux moyens de survivre financiĂšrement et, par consĂ©quent, le Tomikiku Ochaya de Gion Higashi a introduit un « paquet » spĂ©cial pour les Ă©trangers et les personnes qui viennent pour la premiĂšre fois (dans toutes les autres maisons de thĂ© de Kyoto, vous devez ĂȘtre recommandĂ© et prĂ©sentĂ© par quelqu’un qui y est dĂ©jĂ  client) pour rĂ©server une soirĂ©e avec Geiko et Maiko. C’est pourquoi les Maiko et Geiko de Gion Higashi ont beaucoup Ă  faire avec les Ă©trangers et parlent gĂ©nĂ©ralement assez bien l’anglais.
  • Gion Kobu – Gion Kobu est un quartier de geishas Ă  Kyoto. C’est le quartier de geishas le plus cĂ©lĂšbre et le plus prestigieux, non seulement de Kyoto, mais de tout le Japon, et aussi le plus grand des cinq hanamachi de Kyoto en termes d’espace et de nombre, avec 91 geiko et maiko actives, 23 maiko et 68 geiko. Il compte Ă©galement le plus grand nombre d’okiya et d’ochaya actifs, 22 okiya et 61 ochaya. Gion Kobu est Ă©galement trĂšs riche, et attire beaucoup de jeunes filles aspirant Ă  devenir Maiko. Il faisait Ă  l’origine partie du grand district « Gion Shinchi » de Kyoto, mais en 1886, ce district a Ă©tĂ© divisĂ© en deux districts, Gion Kobu et Gion Higashi, par le gouvernement prĂ©fectoral

  • Gion Matsuri – Le Gion Matsuri est un grand festival d’Ă©tĂ© qui se tient du 1er au 24 juillet Ă  Kyoto. Pendant ce festival, les Geiko et Maiko de Gion Kobu, Gion Higashi, Miyagawacho et Pontocho (Kamichishiken n’est pas directement impliquĂ©) tiennent des beer gardens la nuit, oĂč elles versent des boissons et discutent avec les clients. Ils sont beaucoup moins chers que les ozashiki et aussi plus dĂ©contractĂ©s, ils sont donc hautement recommandables ! Les 17 et 24 juin, il y a aussi de grandes parades oĂč les Maiko (parfois aussi les Geiko) sont transportĂ©es Ă  travers le centre-ville de Kyoto sur un grand char en bois et dansent ensuite une danse spĂ©ciale au sanctuaire Yasaka pour apaiser le Dieu Susanoo-no-mikoto, afin de protĂ©ger les citoyens du feu, des inondations et des tremblements de terre (c’est pourquoi le festival a Ă©tĂ© introduit en 869). Les Maiko de Gion Kobu dansent le « Suzume Odori », les Maiko et Geiko de Gion Higashi dansent le « Komachi Odori », les Geiko de Pontocho dansent le « Kabuki Odori » et les Maiko de Miyagawcho dansent le « Konchiki Odori ».

H –

  • Hanamachi – Hanamachi (èŠ±èĄ—) signifie littĂ©ralement « ville(s) fleurie(s) » et est un nom japonais pour le(s) quartier(s) de Geisha. Il est principalement utilisĂ© dans l’ouest du Japon et est moins utilisĂ© que le mot kagai, une maniĂšre diffĂ©rente de prononcer l’orthographe japonaise de hanamachi, qui a la mĂȘme signification. Il est aussi parfois utilisĂ© pour dĂ©signer les quartiers dans lesquels Oiran, Yuujo et Tayuu travaillaient, bien qu’ils aient tous existĂ© sĂ©parĂ©ment (les Tayuu avaient aussi leur propre district, ils Ă©taient et sont principalement situĂ©s dans le district de Shimabara Ă  Kyoto, qui n’est plus considĂ©rĂ© comme un hanamachi officiel, car le nombre de Tayuu est actuellement infĂ©rieur Ă  10).
  • Hanameishi – Les Hanameishi sont des cartes de noms autocollantes utilisĂ©es par les Geiko et les Maiko. Ils portent le geimei de la Geimaiko en calligraphie (en Kanji ou Hiragana) et prĂ©sentent souvent des motifs saisonniers. Ils sont offerts aux clients comme une sorte de souvenir, si bien que Maiko et Geiko en font fabriquer un grand nombre. Ils sont aussi souvent appelĂ©s « Meishi » ou « Senjafuda ».
  • Hangyoku – Un Hangyoku est l’Ă©quivalent tokyoĂŻte d’une Maiko, ce sont des apprentis qui s’efforcent de devenir des Geisha Ă  part entiĂšre. Lorsqu’une Hangyoku a terminĂ© son apprentissage, elle devient une « Geisha » ou une « Geigi ». Les Hangyoku s’habillent diffĂ©remment des Maiko de Kyoto ou de Nara. Elles portent une perruque dans la coiffure momoware, elles ne portent pas un eri grand et colorĂ©, elles ne portent pas un kimono hikizuri, mais un kimono houmongi plus lĂ©ger et elles attachent aussi leurs obi d’une maniĂšre diffĂ©rente et ont gĂ©nĂ©ralement plusieurs options dans la façon de les attacher, par opposition aux Maiko de Kyoto, qui portent seulement le darari obi. Les Hangyoku avaient autrefois Ă  peu prĂšs le mĂȘme Ăąge que les Maiko et l’ont encore parfois, mais elles ont gĂ©nĂ©ralement entre 18 et 25 ans et commencent juste aprĂšs avoir terminĂ© le lycĂ©e. Beaucoup d’okiya Ă  Tokyo acceptent Ă©galement les femmes de plus de 20 ans comme Hangyoku, mais pour une pĂ©riode plus courte.
  • Hassaku – Le 1er aoĂ»t, les Maiko et Geiko des cinq hanamachi de Kyoto prĂ©sentent leurs respects Ă  leurs professeurs et ochaya-propriĂ©taires ; cet Ă©vĂ©nement est appelĂ© Hassaku. À Gion Kobu, Maiko et Geiko portent leurs kimonos les plus formels (mĂȘme dans la chaleur de l’Ă©tĂ©) pour cet Ă©vĂ©nement, mais dans les quatre autres hanamachi de Kyoto, Maiko et Geiko portent des kimonos dĂ©contractĂ©s.
  • Hatsuyori – Un Ă©vĂ©nement qui a lieu uniquement Ă  Gion Kobu peu aprĂšs le Nouvel An. Duing Hatsuyori, les Geiko et Maiko se rĂ©unissent chez Yachiyo Inoue (l’actuelle directrice de l’Ă©cole de danse de Gion Kobu, l’Inoue School of dance) et la remercient pour son travail. Elles font Ă©galement des tournĂ©es dans Gion Kobu pour remercier les ochaya-owers et les autres professeurs. Elles portent leurs plus beaux kimonos pour l’occasion, si bien que de trĂšs belles photos sont souvent prises ce jour-lĂ .
  • Hikae – Un Hikae est l’assistant pendant une cĂ©rĂ©monie du thĂ©. Il donne le thĂ© aux invitĂ©s et rassemble leurs bols une fois qu’ils ont terminĂ© leur thĂ©. GĂ©nĂ©ralement, ce sont les Maiko qui assument le rĂŽle de hikae. Parfois, une jeune Geiko fait office de hikae, tandis qu’une Geiko plus ĂągĂ©e fait office d’hĂŽte de la cĂ©rĂ©monie (otemae).
  • Hiki Iwai – Un Hiki Iwai est l' »au revoir » officiel d’une Maiko ou Geiko qui souhaite prendre sa retraite. Elle rend visite aux professeurs, ochayas et okiyas pour les remercier de leur soutien durant sa carriĂšre et annonce officiellement sa retraite.
  • Hikizuri – Le Hikizuri (ćŒ•ăæ‘ș り) est un type de kimono portĂ© par les maiko. Il mesure plus de 2 mĂštres de long, a un ourlet traĂźnant (c’est pourquoi il doit ĂȘtre tenu en marchant) et celui d’une Maiko a des manches trĂšs longues, comme le kimono furisode, qui touchent presque le sol lorsqu’elles ne sont pas tenues de la bonne façon. Celui d’une Geiko a des manches plus courtes, semblables Ă  celles d’un tomesode. Il est traditionnellement portĂ© avec le darari obi.
  • Houmongi – Le kimono « Houmongi » est un kimono semi-formel qui peut ĂȘtre portĂ© par les femmes mariĂ©es et non mariĂ©es. Il vient aprĂšs le tomesode et le furisode en termes de niveau de formalitĂ©. Houmongi signifie « tenue de visite », et historiquement, il Ă©tait portĂ© comme tenue de sortie par les femmes de la classe supĂ©rieure. Il a des manches courtes semblables Ă  celles du tomesode et un motif qui recouvre tout le kimono.

I –

Imouto – Imouto est le terme japonais pour dĂ©signer une « petite sƓur » officielle. Chaque Maiko ou Geiko a besoin d’une sƓur aĂźnĂ©e officielle (bien qu’il y ait des cas oĂč les Maiko ou Geiko n’ont pas de onee-san, parce qu’il n’y avait personne de disponible), dont elle porte gĂ©nĂ©ralement le nom (Miehina -> Miena), et qui lui enseigne les maniĂšres d’ĂȘtre d’une Maiko/Geiko et la prĂ©sente aux clients. Les sƓurs aĂźnĂ©es couvrent Ă©galement leur « imouto », si elles font une erreur, et paient une partie des frais de leur Misedashi et Erikae. Toutes les Geiko n’ont pas d’Imouto officiel, mais beaucoup d’entre elles en ont un et le souhaitent, car il existe un certain systĂšme de responsabilitĂ© et de confiance dans les hanamachi de Kyoto et un Imouto peut Ă©galement ĂȘtre profitable pour la sƓur aĂźnĂ©e. Leur relation est souvent trĂšs proche (comme avec Geiko Mieko et Geiko Miehina, par exemple) et sont ofte de la mĂȘme okiya. La jeune sƓur et la sƓur aĂźnĂ©e se divertissent aussi souvent (mais pas nĂ©cessairement) ensemble, surtout lorsque la jeune sƓur est encore en premiĂšre annĂ©e et a encore besoin de beaucoup d’encadrement.

J –

  • Jikata Geiko – « Jikata (朰æ–č) » signifie littĂ©ralement « personne au sol ». Ce nom vient du fait que les Jikata Geiko s’assoient/se mettent gĂ©nĂ©ralement Ă  genoux pour jouer de leurs instruments et chanter et parce que la musique est la base de la danse.
    Les Jikata Geiko sont des musiciens. Ils ne se concentrent pas sur la danse, mais sur le jeu d’instruments traditionnels et le chant traditionnel (surtout le style de chant Nagauta). Ils sont particuliĂšrement polyvalents en ce qui concerne le shamisen et le chant, mais ils jouent aussi exceptionnellement bien des flĂ»tes et des tambours japonais. Beaucoup de Jikata Geiko jouent Ă©galement du « Koto » (harpe japonaise) et du « Kokyu » (violon japonais).
    La majoritĂ© des Jikata Geiko sont plus ĂągĂ©es, car beaucoup de Geiko qui atteignent la quarantaine souhaitent se retirer des feux de la rampe ou s’aventurer dans de nouveaux domaines artistiques aprĂšs ĂȘtre devenues des danseuses accomplies. Les danseurs doivent Ă©galement ĂȘtre trĂšs forts et en bonne forme physique, aussi, lorsque la santĂ© ou la force dĂ©clinent avec l’Ăąge, beaucoup de Geisha dĂ©cident de se concentrer sur la musique pour pouvoir continuer leur carriĂšre. Beaucoup de Jikata choisissent de porter un maquillage plus lĂ©ger et un kimono plus simple, mais les plus jeunes sont libres de porter l’oshiroi blanc et le hikizuri-kimono s’ils le souhaitent. Les Jikata Geiko ne reçoivent gĂ©nĂ©ralement pas beaucoup d’attention et de publicitĂ© hors elles sont absolument cruciales pour le monde des Geishas (par exemple lors de l’odori annuel, oĂč toute la musique est jouĂ©e par les Maiko et les Geiko elles-mĂȘmes).
  • Jimae Geiko – Une Jimae Geiko ou « Jimae-san » est une Geiko indĂ©pendante. Elle ne dĂ©pend plus financiĂšrement de son okiya (bien qu’elles aient toujours un lien Ă©troit) et vit dans son propre appartement. Vous pouvez reconnaĂźtre les Jimae Geiko Ă  leur perruque (katsura). S’il y a une aile argentĂ©e sous son plaid, la Geiko concernĂ©e est toujours dĂ©pendante de son okiya, s’il n’y a pas d’aile sous son plaid, elle est indĂ©pendante. Une Jimae Geiko doit ĂȘtre extrĂȘmement prospĂšre pour pouvoir payer elle-mĂȘme toutes ses dĂ©penses (kimono, obi, maquillage, kanzashi, nourriture, loyer, cours, etc.), c’est pourquoi beaucoup de jeunes Geiko prennent leur retraite avant de devenir indĂ©pendantes, de peur de ne pas pouvoir survivre par leurs propres moyens. Souvent, les Jimae Geiko choisissent de faire faire leurs rĂ©servations par leur ancienne okiya et leur okaasan les aide alors Ă  faire leur comptabilitĂ© en Ă©change d’une certaine somme d’argent.

K –

  • Kagai – Kagai est l’une des deux façons de prononcer èŠ±èĄ—. L’autre façon est hanamachi.
  • Kago – C’est le sac traditionnel en forme de panier que les Maiko et les Geiko portent lorsqu’elles se rendent Ă  leurs rendez-vous. aux engagements. Il comporte Ă©galement des motifs saisonniers et doit ĂȘtre assorti au mois et au reste de la tenue.
  • Kamishichiken – Kamishichiken (« sept maisons dans la zone supĂ©rieure ») est l’un des cinq hanamachi de Kyoto. C’est le plus ancien hanamachi non seulement de Kyoto, mais de tout le Japon. Il a vu le jour Ă  la fin du 16e siĂšcle.
    La zone a vu le jour lorsque 7 maisons de thĂ© ont Ă©tĂ© construites avec les matĂ©riaux restants de la reconstruction du sanctuaire Kitano Tenmagu aprĂšs un incendie. Lorsque le Shogun Toyotomi Hideyoshi a pris le pouvoir au Japon et l’a unifiĂ© en 1582, une grande cĂ©rĂ©monie du thĂ© a Ă©tĂ© organisĂ©e au sanctuaire Kitano Tenmagu pour le cĂ©lĂ©brer et les sept maisons de thĂ© ont accueilli les invitĂ©s. Le Shogun et ses invitĂ©s ont Ă©tĂ© tellement impressionnĂ©s par les services et les divertissements offerts par les maisons de thĂ© qu’il leur a donnĂ© le droit officiel de s’appeler kagai et de devenir un quartier de divertissement autorisĂ©. Peu aprĂšs, le Kamishichiken a commencĂ© Ă  prospĂ©rer. Contrairement aux quatre autres quartiers, il est situĂ© plus prĂšs du sanctuaire Kitano Tenmagu que du sanctuaire Yasaka et, pour cette raison, il ne participe pas Ă  certaines festivitĂ©s qui ont lieu exclusivement au sanctuaire Yasaka ou les organise au sanctuaire Kitano Tenmagu. Les Maiko et Geiko du Kamishichiken sont considĂ©rĂ©es comme la « vĂ©ritable tradition vivante ». Elles auraient modelĂ© leur comportement sur celui des nombreuses demoiselles de sanctuaire travaillant au sanctuaire Kitano Tenmagu et les Geiko et Maiko des autres districts auraient modelĂ© leur comportement sur celui des Kamishichiken. C’est le deuxiĂšme plus petit district aprĂšs Gion Higashi avec actuellement 32 Maiko et Geiko actives, 25 Geiko et 9 Maiko. Kamishichiken a connu des difficultĂ©s financiĂšres au cours des derniĂšres dĂ©cennies, et a subi un dĂ©clin sĂ©vĂšre de son nombre de Maiko et Geiko actives, en particulier dans les annĂ©es 80, 90 et au dĂ©but des annĂ©es 2000. Cependant, grĂące Ă  plusieurs projets et modernisations et Ă  la lente mais constante croissance Ă©conomique du Japon, le district a pu se redresser.
  • Kamon – Un Kamon est un symbole reprĂ©sentant une famille japonaise, en fait un blason. La famille et les traditions familiales sont trĂšs importantes au Japon et c’est pourquoi beaucoup de familles japonaises ont encore un Kamon. Les okiya ont Ă©galement un kamon ; le darari no obi d’une maiko porte Ă©galement le kamon de son okiya Ă  l’extrĂ©mitĂ© infĂ©rieure, de sorte que les initiĂ©s peuvent les identifier assez facilement.
  • Kanzashi – Les kanzashi sont des ornements floraux traditionnels japonais pour les cheveux, portĂ©s avec le kimono. Aujourd’hui, ils sont surtout portĂ©s par les Maiko, mais aussi par des femmes ordinaires portant un kimono pour des Ă©vĂ©nements formels. Les Maiko portent beaucoup d’ornements capillaires diffĂ©rents, mais les plus remarquables sont le daikin, le grand kanzashi saisonnier qu’elles portent sur le cĂŽtĂ© gauche de leur visage, et le pont katsuyama correspondant, qui change de motif chaque mois. Les maiko de premiĂšre annĂ©e portent Ă©galement un shidare-kanzashi, qui pend sur le cĂŽtĂ© gauche de leur visage. Les Geiko/Geisha ne portent plus de kanzashi floral, mais un certain nombre d’autres ornements de cheveux beaucoup plus discrets.
  • Kaomise Soken – Kaomise Soken a lieu du 1er au 5 dĂ©cembre. Maiko et Geiko assistent aux reprĂ©sentations des acteurs de kabuki les plus cĂ©lĂšbres du Japon au thĂ©Ăątre Minamiza (Ă  Miyagawacho) et, aprĂšs les reprĂ©sentations, demandent Ă  leurs acteurs prĂ©fĂ©rĂ©s de signer leur kanzashi spĂ©cial de dĂ©cembre (fait pour ressembler aux maneki, les panneaux sur lesquels les noms des acteurs de kabuki sont annoncĂ©s devant le thĂ©Ăątre), l’un jouant un rĂŽle masculin, un oyama, (ils signent avec de l’encre noire) et l’autre jouant un rĂŽle fĂ©minin, un onnagata (ils signent avec du rouge Ă  lĂšvres rouge).
  • Kasa – c’est le terme japonais pour parapluie. Bien qu’il soit Ă©galement utilisĂ© pour les parapluies modernes, dans le monde des Geishas, il est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ© pour dĂ©crire les parapluies traditionnels en papier et bois laquĂ© appelĂ©s wagasa.
  • Karyukai – Karyukai (èŠ±æŸłç•Œ) est un terme utilisĂ© pour dĂ©crire le monde des geishas et signifie « le monde des fleurs et des saules ». Ce terme est nĂ© Ă  l’Ă©poque oĂč Oiran existait encore et oĂč la tradition du Tayuu Ă©tait Ă  son apogĂ©e. Les Tayuu et les Oiran Ă©taient les fleurs des quartiers de divertissement, car ils portaient des vĂȘtements extrĂȘmement lourds et colorĂ©s, tandis que les Geisha Ă©taient les saules des quartiers de divertissement, car, par rapport aux Tayuu et aux Oiran, leur look Ă©tait simple et sobre, mais elles restaient trĂšs Ă©lĂ©gantes.
  • Katsura – Un katsura est une perruque portĂ©e par une Geiko. Toutes les Geiko portent des perruques ; elles sont faites de vrais cheveux humains et sont spĂ©cifiquement modelĂ©es pour s’adapter Ă  la forme de leur tĂȘte. La katsura la plus courante que vous verrez est une katsura dans la coiffure geiko shimada, car c’est la coiffure portĂ©e par les Geiko dans la plupart des occasions. Les Geiko possĂšdent gĂ©nĂ©ralement aussi des perruques pour les rĂŽles les plus courants dans les odori ; il existe des perruques spĂ©ciales pour les rĂŽles masculins, par exemple.
  • Katsuyama – Le terme Katsuyama peut ĂȘtre utilisĂ© pour une coiffure, mais aussi pour un accessoire capillaire portĂ© par les Maiko. La « coiffure Katsuyama » est portĂ©e par toutes les Maiko senior pendant le Gion Matsuri, du 1er au 24 juillet. Elle se compose des deux ailes et d’un grand chignon au milieu, mais il est plus long et moins large, et arrondi Ă  la base. Autour du chignon, il y a un ruban rouge ou rose en soie avec un motif blanc, comparable Ă  celui de la coiffure de Yakko Shimada. L’Ă©lĂ©ment le plus distinctif de la coiffure de Katsuyama est le kanzahi rond ornĂ© d’une fleur rose, appelĂ© bon-ten kanzashi, qui est enfoncĂ© dans le chignon et est visible Ă  gauche et Ă  droite de celui-ci. La coiffure Katsuyama aurait Ă©tĂ© inventĂ©e par un Oiran de Tokyo appelĂ© Katsuyama. Historiquement, c’Ă©tait une coiffure pour les femmes mariĂ©es. Les Maiko portent Ă©galement leur daikin habituel avec cette coiffure. L’accessoire capillaire « katsuyama » est un pont que les Maiko juniors et les Maiko seniors plus jeunes portent dans leurs cheveux devant le chignon.
  • Komon – Un « komon » est le kimono en soie le plus informel et peut ĂȘtre portĂ© par les femmes mariĂ©es et non mariĂ©es. Ils descendent jusqu’aux chevilles et ont des manches tomesodes. Ils ont gĂ©nĂ©ralement un motif, mais ils ne sont pas aussi grands et complexes que ceux des kimonos plus formels. Maiko et Geiko les portent dans leur vie de tous les jours, par exemple pour aller en cours ou faire des courses, mais aussi pour des rĂ©unions plus dĂ©contractĂ©es avec des clients ou des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux comme le Kotohajime.
  • Kosode – Tous les kimonos Ă  manches courtes de type tomesode peuvent ĂȘtre classĂ©s comme kosode.
  • Kotohajime – Le Kotohajime est une pĂ©riode de prĂ©paration de la nouvelle annĂ©e qui a lieu entre la mi-dĂ©cembre et la fin dĂ©cembre. Le 13 dĂ©cembre, toutes les Maiko et Geiko, habillĂ©es de façon dĂ©contractĂ©e, rendent visite Ă  leurs professeurs de danse pour les remercier de leur soutien et recevoir leurs nouveaux Ă©ventails de danse (mai ougi) pour la nouvelle annĂ©e. Elles donnent Ă  leur professeur de danse une somme d’argent (moins pour les Maiko, plus pour les Geiko plus ĂągĂ©es) et des gĂąteaux de riz traditionnels en Ă©change et les professeurs donnent l’argent Ă  une cause charitable aprĂšs le Nouvel An.
  • Kushi – Les kushi sont des kanzashi en forme de peigne. Il s’agit gĂ©nĂ©ralement de peignes arrondis ou rectangulaires en Ă©caille de tortue ou en bois laquĂ© qui sont souvent incrustĂ©s de nacre ou de dorure et placĂ©s dans un mage (coiffure traditionnelle jpanaise de type chignon). L’Ă©pine dorsale du peigne est souvent large afin de laisser beaucoup d’espace pour un motif. Les kushi sont portĂ©s par les maiko les plus anciennes Ă  la place du katsuyama et par les geiko. Le kushi d’une Maiko, cependant, est surchargĂ© de tissu. De nombreux kushi, en particulier ceux en Ă©caille de tortue, sont des antiquitĂ©s, car le commerce de l’Ă©caille de tortue est aujourd’hui trĂšs strictement rĂ©glementĂ©.
  • Kyoben – Le « Kyoben » est le dialecte de Kyoto. Chaque Maiko ou Geiko qui ne le parle pas encore doit l’apprendre.

L –

M –

  • Maiko – « Maiko » signifie littĂ©ralement « enfant danseur ». Une Maiko est une apprentie Geiko, elle n’est donc pas encore une pratiquante Ă  part entiĂšre de son art. L’Ă©tape Maiko dure gĂ©nĂ©ralement cinq ans, de 15 Ă  20 ans, parfois aussi de 16 Ă  21 ans. Les filles commencent leur formation aprĂšs avoir terminĂ© leurs 9 annĂ©es obligatoires d’Ă©cole japonaise. Les maiko sont formĂ©es et se forment constamment aux arts traditionnels japonais, tels que la danse, le chant, les instruments classiques japonais et la cĂ©rĂ©monie du thĂ©. Les Maiko sont habillĂ©es de façon trĂšs distinctive ; elles portent de longs kimonos trĂšs colorĂ©s avec de trĂšs longues manches furisode, utilisent leurs propres cheveux pour crĂ©er de prĂ©cieuses coiffures, ornent leurs cheveux de grands ornements floraux (kanzashi), portent un lourd fond de teint blanc (oshiroi) et portent un trĂšs long obi (darari no obi) qui pend sous les genoux dans le dos. La tenue d’une Maiko est trĂšs extravagante et est censĂ©e avoir l’air enfantin pour souligner sa beautĂ© juvĂ©nile. Maiko est le nom des apprenties dans la rĂ©gion occidentale du Japon, dans des villes comme Kyoto, Nara et Osaka. Les apprenties de Tokyo sont appelĂ©es Hangyoku et certaines villes comme Niigata appellent leurs apprenties furisode, en raison du kimono Ă  manches longues qu’elles portent, et leurs Geisha Ă  part entiĂšre tomesode, parce qu’elles portent des manches beaucoup plus courtes dans le style tomesode.
  • Maezashi – Le maezashi, parfois aussi appelĂ© « bira-dome », est un petit ornement portĂ© au-dessus du bira-bira-kanzashi (kanzashi en argent, en forme d’Ă©ventail) sur le cĂŽtĂ© droit de la tĂȘte. Les Geiko le portent Ă©galement au mĂȘme endroit, mais de l’autre cĂŽtĂ© de la tĂȘte, bien qu’elles ne portent plus de bira-bira-kanzashi. Si une Maiko porte un kimono dĂ©contractĂ© et sans maquillage, elle portera Ă©galement le maezashi de l’autre cĂŽtĂ© de la tĂȘte, essentiellement en remplacement du daikin. Maiko Konami de la Nakagishi Okiya de Gion Kobu entourĂ©e de boules de temari. Elle porte un komon-kimono dĂ©contractĂ©, donc elle porte le maezashi bien vivant en forme de fleur de trĂšfle sur le cĂŽtĂ© gauche de la tĂȘte.
  • Mamemaki – « Mamemaki » est la tradition Setsubun qui consiste Ă  jeter des haricots porte-bonheur dans la foule pour chasser les mauvais esprits et porter chance aux citoyens. Cela se produit parfois Ă  d’autres occasions, par exemple lors des odori.
  • Matcha – Le « Matcha » est un thĂ© vert Ă©pais et amer traditionnellement servi lors d’une cĂ©rĂ©monie du thĂ©.
  • Minarai – Un « Minarai » est en fait un « stagiaire-Maiko ». Il s’agit d’une pĂ©riode d’un mois pendant laquelle la jeune fille porte dĂ©jĂ  la tenue complĂšte d’une Maiko, en plus du darari obi ; les Minarai portent le « handara obi », qui signifie littĂ©ralement « demi-darari », parce qu’il ressemble presque au darari obi, juste moitiĂ© moins court. Elle visite dĂ©jĂ  les ozashiki avec ses sƓurs aĂźnĂ©es, mais reste surtout dans le bakground et observe attentivement la façon dont ses sƓurs aĂźnĂ©es s’amusent pour essentiellement « apprendre en regardant ». À Kamishichiken, les Minarai portent le darari obi complet et Ă  Miyagawacho, les Minarai sont autorisĂ©s Ă  porter le darari obi aprĂšs une semaine de travail.
  • Misedashi – La cĂ©rĂ©monie du « Misedashi » est le dĂ©but officiel d’une fille en tant que Maiko ; cela signifie littĂ©ralement « rendre les affaires publiques ». La Maiko porte sa tenue la plus formelle (un kimono noir et un obi dorĂ©) et deux bira-bira-kanzashi (kanzashi en forme d’Ă©ventail sur chaque cĂŽtĂ© avant de la tĂȘte), plusieurs bekko-kanzashi trĂšs coĂ»teux en vĂ©ritable Ă©caille de tortue et un miokuri-kanzashi en argent, en fait quatre plaques d’argent glissĂ©es sous son chignon Ă  l’arriĂšre. Avant la cĂ©rĂ©monie officielle, elle partage une tasse de sakĂ© avec sa sƓur aĂźnĂ©e (toutes deux boivent trois fois) en prĂ©sence de son okaasan et des autres sƓurs, ce qui les lie en tant que sƓurs. Elle se rend ensuite devant son okiya, se fait photographier, puis va voir les ochaya et les professeurs pour leur montrer son apparence, leur annoncer ses dĂ©buts officiels et leur demander leur soutien pendant sa carriĂšre. Elle est accompagnĂ©e de son otokushi, de son habilleuse et souvent aussi de son okaasan et/ou de son onee-san.
  • Miyagawacho – « Miyagawacho » est l’un des cinq hanamachi de Kyoto. C’est le deuxiĂšme plus grand hanamachi de Kyoto aprĂšs Gion Kobu, avec 72 Maiko et Geiko actives, 28 Maiko et 44 Geiko. C’est le quartier qui compte le plus grand nombre de maiko, probablement parce que Miyagawacho, en particulier, est considĂ©rĂ© comme le plus moderne des cinq hanamachi de Kyoto. Il est assez riche et prospĂšre, et attire de nombreuses jeunes filles qui aspirent Ă  devenir Maiko.
  • Miyako No Nigiwai – Le « Miyako No Nigiwai » est un spectacle de danse mettant en vedette les Maiko et les Geiko des cinq hanamachi de Kyoto. Il n’a lieu qu’un week-end en juin. « Gokagai » signifie « cinq districts ». Ses billets sont plus chers que ceux des odori « normaux » des cinq hanamachi. C’est un symbole de l’amitiĂ© entre les hanamachi de Kyoto.
  • Mizuage – Dans le monde des Geishas, la cĂ©rĂ©monie du mizuage est un rite de passage Ă  la fĂ©minitĂ©. Lorsqu’une Maiko junior devient une Maiko senior, elle change sa coiffure du wareshinobu Ă  la coiffure ofuku et avant la premiĂšre fois qu’elle se coiffe avec la coiffure ofuku, une petite partie de ses cheveux est coupĂ©e par son okaasan comme symbole du changement en prĂ©sence de ses Maiko et de ses sƓurs Geiko. Ensuite, une petite fĂȘte est organisĂ©e pour la Maiko concernĂ©e, Ă  laquelle participent Ă©galement des amis d’autres okiya et mĂȘme d’autres hanamachi pour fĂ©liciter la jeune femme de ses progrĂšs ; cette pratique est toujours en vigueur aujourd’hui. La jeune fille et son okaasan distribuent des cadeaux (une sorte spĂ©ciale de gĂąteau de riz) aux okiya et ochaya auxquels la jeune fille est associĂ©e et les clients rĂ©guliers en reçoivent Ă©galement. Les clients proches et les okiya apportent des cadeaux Ă  la jeune fille. Dans le passĂ©, ce changement de coiffure Ă©tait Ă©galement un symbole du fait que la Maiko Ă©tait dĂ©sormais en Ăąge de se marier et que les clients pouvaient la demander en mariage s’ils le souhaitaient. La Maiko Ă©tait libre d’accepter ou de refuser ces propositions Ă  sa guise. Pour les Maiko, le mizuage est (et Ă©tait) le changement de coiffure et une fĂȘte en l’honneur de la Maiko respective pour cĂ©lĂ©brer sa maturitĂ©. Cependant, pour les courtisanes (Oiran) avant la Seconde Guerre mondiale, la cĂ©rĂ©monie du mizuage Ă©tait une cĂ©rĂ©monie au cours de laquelle la courtisane concernĂ©e Ă©tait rituellement dĂ©florĂ©e. Un mĂ©cĂšne payait une somme d’argent considĂ©rable pour avoir le droit de la dĂ©florer, et devenait ensuite souvent le parrain (danna) de la femme. Pour la courtisane, cette cĂ©rĂ©monie Ă©tait Ă©galement considĂ©rĂ©e comme un rite de passage Ă  l’Ă©tat de femme. Le fait que ces deux cĂ©rĂ©monies portent le mĂȘme nom (les districts de Geisha et d’Oiran Ă©tant proches, le nom a probablement circulĂ© d’un district Ă  l’autre), mais signifient deux choses trĂšs diffĂ©rentes, est Ă  l’origine de la plupart des rumeurs selon lesquelles les Geisha Ă©taient ou sont des prostituĂ©es, ce qu’elles ne sont pas et n’ont jamais Ă©tĂ©. Bien que certaines personnes bien connues, comme l’anthropoplogue Liza Dalby, affirment que la cĂ©rĂ©monie du mizuage pour les maiko Ă©tait Ă©galement une cĂ©rĂ©monie de dĂ©floraison rituelle, rien ne prouve que cette affirmation soit vraie. Une partie de ce malentendu est probablement due au « double enregistrement » qui existait dans certaines rĂ©gions. Dans les petites villes oĂč les visiteurs Ă©taient peu nombreux et oĂč seule une petite classe marchande Ă©tait capable et dĂ©sireuse de soutenir les Geisha (souvent, ces villes Ă©taient des onsen (stations thermales), d’oĂč la mauvaise rĂ©putation des Geisha des onsen), certaines Geisha se faisaient Ă©galement enregistrer comme prostituĂ©es pour gagner de l’argent supplĂ©mentaire afin de pouvoir survivre. Lorsque les apprentis de ces rĂ©gions plus Ă©loignĂ©es avaient leur mizuage, ils Ă©taient souvent dĂ©florĂ©s rituellement en Ă©change d’argent. Les geishas de ces petites villes isolĂ©es menaient une vie trĂšs triste et difficile, qui n’Ă©tait en rien comparable Ă  la vie difficile mais relativement confortable que menaient la plupart des autres geishas. La grande majoritĂ© des geishas ne se livrent jamais Ă  la prostitution, mais c’est une triste vĂ©ritĂ© qui doit ĂȘtre reconnue. AprĂšs l’abolition de la prostitution en 1965, cette pratique a cessĂ© d’exister. Pour en savoir plus sur la vie Ă©puisante que menaient ces femmes, lisez le roman « Autobiographie d’une Geisha » de Sayo Masuda.
  • Mizuekai – Un rĂ©cital de danse du district de Miyagawacho qui a lieu la deuxiĂšme semaine d’octobre. Il est considĂ©rĂ© comme plus exclusif que le Kyo Odori, c’est pourquoi les billets pour le Mizuekai sont plus chers.
  • Mokuroku – Un « Mokuroku » est une affiche annonçant un misedashi ou un erikae. Les maiko et les geiko posent souvent devant eux pour des photos. Ils sont rĂ©alisĂ©s par des artistes spĂ©ciaux et sont payĂ©s par des clients et des amis de l’okiya, ou d’autres okiya ou ochaya.

N –

  • Nagajuban – Le « Nagajuban » ou « Juban », pour faire court, est le souskimono que portent les Maiko et les Geiko. Les Maiko portent toujours un nagajuban rouge avec un motif saisonnier blanc, les Geiko peuvent aussi porter des nagajuban d’autres couleurs (j’ai dĂ©jĂ  vu du rose, du beige, du jaune et du bleu), gĂ©nĂ©ralement en rose clair, mais pour les occasions officielles, les Geiko doivent aussi porter un nagajuban rouge. Il est important d’assortir sa couleur et son motif Ă  la saison, car il est toujours visible lorsqu’une Maiko/Geiko soulĂšve son kimono en marchant. L’eri fait Ă©galement partie du nagajuban.
  • Natori Geiko – Une « Natori Geiko » a acquis un diplĂŽme en arts, soit dans un instrument, soit dans le chant, soit dans la danse. À Gion Kobu, les Natori Geiko utilisent le nom de famille « Inoue », en raison de l’Ă©cole de danse de Gion Kobu, l’Ă©cole de danse Inoue. Geiko Tomichiyo de Yanagi Okiya de Gion Kobu est une Natori Geiko ; elle a maĂźtrisĂ© l’art de la danse.

O –

  • Obi – Un « obi » est la ceinture que l’on porte avec un kimono et qui le maintient ensemble. Il existe de nombreuses sortes d’obi qui varient en largeur, en longueur et dans la façon dont ils sont attachĂ©s (nƓuds). Le choix de l’obi est dĂ©terminĂ© par l’occasion Ă  laquelle on se rend, mais pour les Maiko et les Geiko, il existe des rĂšgles pour mettre un obi. Les Minarai portent le « handara obi », les Maiko portent le « darari no obi », les Geiko portent le « taiko musubi obi ».
  • Obiage – Un « obiage » est un morceau de tissu rectangulaire qui est rentrĂ© au-dessus du obi pour couvrir le « makura », une sorte de rembourrage utilisĂ© pour crĂ©er une forme flatteuse lorsqu’on porte un hikizuri/susohiki. L’obiage d’une Maiko est toujours rouge, celui d’une Geiko peut aussi ĂȘtre d’autres couleurs (gĂ©nĂ©ralement blanc), mais pour les occasions officielles, il doit aussi ĂȘtre rouge. Lorsqu’elles deviennent Maiko senior Ă  Miyagawacho et Kamishichiken, les Maiko commencent Ă  replier leur obiage en signe de maturitĂ©, mais Ă  Gion Kou, Gion HIgashi et Pontocho, une Maiko ne repliera son obiage que peu de temps avant d’avoir ses erikae et de devenir une Geiko.
  • Obidome – Un « Obidome », ou « Pocchiri » dans le dialecte du Kansai, est une petite broche dĂ©corĂ©e de vrais bijoux, d’or, d’argent et/ou de platine, qui est fixĂ©e sur l’obijime du devant du obi d’une Maiko. Elle est uniquement portĂ©e par les maiko. Ils forment souvent certaines images comme des dragons. L’obidome est la partie la plus coĂ»teuse de la tenue d’une Maiko et le seul type de bijou qu’il est acceptable de porter avec un hikizuri.
  • Ochaya – Un « ochaya » est une maison de thĂ© ; c’est lĂ  que Maiko et Geiko travaillent la plupart du temps (le soir et la nuit) et gagnent la majeure partie de leur argent. À l’ochaya, Maiko et Geiko servent des boissons (principalement de la biĂšre et du sakĂ©), font des conversations intĂ©ressantes, jouent Ă  des jeux avec leurs clients, chantent et dansent. Leurs clients prennent souvent un dĂ©licieux repas traditionnel japonais, mais Maiko et Geiko ne mangent pas Ă  leur travail et ne boivent que si on leur demande.
  • Obijime – Un « Obijime » est un petit cordon qui est enroulĂ© autour du obi d’une Maiko ou d’une Geiko. Il maintient le obi en place et l’empĂȘche de se dĂ©faire, et comme il existe de nombreuses façons jolies et crĂ©atives de l’attacher et qu’il est disponible dans de nombreuses couleurs diffĂ©rentes, il accentue Ă©galement le look du kimono. Les maiko portent Ă©galement un obidome fixĂ© sur l’obijime.
  • Odori – Un « Odori » est un spectacle de danse annuel d’un hanamachi. Les hanamachi situĂ©s en dehors de Kyoto en organisent aussi souvent et ils constituent un bon moyen de gĂ©nĂ©rer des revenus et de la publicitĂ©. Chacun des cinq hanamachi de Kyoto en organise au moins un, et l’Odori le plus cĂ©lĂšbre au monde est le Miyako Odori de Gion Kobu. Gion Kobu, Kamishichiken, Pontocho et Miyagawacho en possĂšdent mĂȘme deux. Gion Kobu : Miyako Odori (quatre fois par jour pendant tout le mois d’avril) et Onshukai (pendant les deux premiĂšres semaines d’octobre ; plus cher et considĂ©rĂ© comme plus exclusif que le Miyako Odori), Gion Higashi : Gion Odori (organisĂ© dĂ©but novembre pour honorer la feuille d’Ă©rable), Miyagawacho : Kyo Odori (organisĂ© au cours des deux premiĂšres semaines d’avril) et Mizuekai (plus cher et considĂ©rĂ© comme plus exclusif que le Kyo Odori, organisĂ© au cours des deux premiĂšres semaines d’octobre), Kamishichiken : Kitano Odori (organisĂ© au cours de la derniĂšre semaine de mars et de la premiĂšre semaine d’avril), Kotubukai (organisĂ© dĂ©but octobre), Pontocho : Kamogawa Odori (qui a lieu pendant tout le mois de mai), Suimeikai (qui a lieu Ă  la fin du mois d’octobre), les cinq districts : Miyako No Nigiwai (Gokagai) (organisĂ© le dernier week-end de juin).
  • Ofuku – La coiffure « ofuku » est la coiffure que portent les Maiko seniors (filles de plus de 18 ans). De face, la coiffure ofuku ressemble beaucoup Ă  la coiffure wareshinobu que portent les Maiko juniors. Elle se compose Ă©galement de deux ailes de chaque cĂŽtĂ© de la tĂȘte et d’un petit chignon au centre, situĂ© plus haut que le chignon de la coiffure wareshinobu. Sous ce chignon, un morceau de tissu rectangulaire appelĂ© tegara est Ă©pinglĂ© dans les cheveux. Ce tegara est gĂ©nĂ©ralement rouge avec un petit motif blanc, mais pour les Maiko trĂšs ĂągĂ©es, il peut aussi ĂȘtre vert, rose, bleu ou jaune.
  • Ohaguro – « Ohaguro » est la façon de se noircir les dents pendant l’Ă©tape Sakkou (les deux semaines avant de devenir une Geiko). Beaucoup de Maiko le font, mais ce n’est pas obligatoire. Dans l’ancien Japon, le noircissement des dents Ă©tait considĂ©rĂ© comme magnifique et Ă©tait courant chez les femmes de la noblesse, car il dĂ©tournait l’attention des autres de ses dents, qui Ă©taient souvent tordues ou jaunies, et c’Ă©tait aussi une façon de sceller ses dents, ce qui Ă©tait mĂȘme sain ! Fait amusant, la pĂąte utilisĂ©e pour le ohaguro est comestible et est faite d’encre de calmar.
  • Oiran – Les « Oiran » Ă©taient des courtisanes de haut rang dans le Japon ancien. Bien que le terme « Oiran » ne dĂ©crive en fait que les courtisanes du quartier des plaisirs de Yoshiwara Ă  Tokyo, le terme est aujourd’hui appliquĂ© Ă  toutes les courtisanes de haut niveau du Japon. Elles Ă©taient considĂ©rĂ©es comme un type de yĆ«jo, les femmes de plaisir, mais se distinguaient des prostituĂ©es ordinaires, car les oiran Ă©taient avant tout des animatrices culturelles hautement qualifiĂ©es, dont les faveurs sexuelles devenaient de plus en plus subordonnĂ©es Ă  leur rang dans la communautĂ©. Elles Ă©taient facilement reconnaissables Ă  leurs coiffures luxueuses comportant de nombreux ornements de cheveux et Ă  leurs extravagants kimonos uchikake. Les Oiran ne portaient pas non plus de chaussettes, ce qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme sexuellement excitant dans le Japon ancien, car montrer des pieds nus Ă©tait un tabou, ils attachaient leur obi sur le devant (car ils devaient pouvoir l’enlever plus facilement) et portaient des obi extrĂȘmement hauts, en mĂ©tal laquĂ© noir. Ils vivaient dans des quartiers de plaisir fermĂ©s qu’ils ne pouvaient quitter sans autorisation spĂ©ciale, par exemple le quartier Yoshiwara d’Edo, aujourd’hui Tokyo, le quartier Shimabara de Kyoto et le quartier Shinmachi d’Osaka. Les Oiran Ă©taient formĂ©s dĂšs leur plus jeune Ăąge pour divertir leurs clients avec des chants, des danses et des instruments traditionnels japonais, et ils Ă©tudiaient la cĂ©rĂ©monie du thĂ©, la calligraphie, l’ikebana, la poĂ©sie et l’art de la conversation. Leur Ă©ventail de compĂ©tences Ă©tait encore plus large et plus raffinĂ© que celui des Geisha (par exemple, une Geisha devait ĂȘtre capable de jouer des tambours de cĂ©tra, des cloches, des flĂ»tes et du shamisen, mais les Oiran devaient Ă©galement ĂȘtre capables de jouer du Kokyou et du Koto) et c’est pourquoi les Oiran ont toujours Ă©tĂ© et sont encore admirĂ©es par les Geisha aujourd’hui. Beaucoup de Geiko se dĂ©guisent en Oiran pour le Setsubun en signe de respect et d’admiration. Une oiran commence sa carriĂšre comme kamuro Ă  l’Ăąge de 5, 7 ou 8 ans. Les kamuro Ă©taient des petites filles qui servaient les oiran, les aidaient pour toutes sortes de choses et Ă©taient payĂ©es par l’oiran elle-mĂȘme. Avec le dĂ©but de sa pubertĂ©, elle deviendrait une Shinzou et commencerait dĂ©jĂ  Ă  porter des kimonos plus sophistiquĂ©s, mais pas encore divertissants. Ensuite, aprĂšs son mizuage officiel, elle deviendrait une Oiran officielle. Les Oiran Ă©taient trĂšs jeunes ; il n’Ă©tait pas rare qu’ils dĂ©butent en tant qu’Oiran Ă  part entiĂšre Ă  l’Ăąge de 13 ou 15 ans, ce qui signifiait Ă©galement qu’ils prenaient leur retraite relativement tĂŽt, au plus tard Ă  la fin de la vingtaine. Il y avait diffĂ©rents rangs d’Oiran, et un Oiran pouvait toujours monter ou descendre en grade. De haut en bas, il y avait : Kƍshi, Yobidashi Tsukemawarashi, Sancha, Tsukemawarashi et Zashikimochi. Les Oiran Ă©taient trĂšs apprĂ©ciĂ©s au sein de l’ancienne sociĂ©tĂ© japonaise et crĂ©aient souvent des tendances de mode ; ils Ă©taient traitĂ©s comme des cĂ©lĂ©britĂ©s des temps modernes. Le rang d’une Oiran ne dĂ©pendait pas de la naissance ou de la classe sociale, mais du talent et de la beautĂ©. Être une Oiran Ă©tait un moyen pour les femmes d’atteindre le succĂšs, l’indĂ©pendance financiĂšre et la cĂ©lĂ©britĂ© ; c’est pourquoi beaucoup de filles et de femmes voulaient devenir Oiran. Le comportement des oirans est devenu hautement ritualisĂ© afin d’accroĂźtre leur qualitĂ© esthĂ©tique et il Ă©tait extrĂȘmement difficile, coĂ»teux et long d’approcher un oiran de rang supĂ©rieur. C’est pourquoi les geishas ont supplantĂ© les oirans en tant qu’amuseurs des gens riches au dĂ©but du 18e siĂšcle, car elles Ă©taient considĂ©rĂ©es comme plus modernes, modestes, accessibles et chics. Ironiquement, les Geisha n’avaient pas le droit de porter des coiffures et des vĂȘtements trop luxueux pour ne pas concurrencer les Oiran. Le nombre d’Oiran a diminuĂ© rĂ©guliĂšrement et la loi japonaise anti-prostitution de 1958 a mis fin officiellement Ă  la profession.
  • Okiya – Une « Okiya » est une maison dans laquelle vivent ensemble les Maiko et les Geiko d’une mĂȘme « famille ». Elle est dirigĂ©e par l’okaasan, la propriĂ©taire, qui est traitĂ©e comme une mĂšre par toutes les Geiko et Maiko qui y vivent. Souvent, les Maiko et les Geiko qui y vivent sont trĂšs proches les unes des autres car les okiyas sont souvent trĂšs petites ; elles dorment mĂȘme souvent ensemble dans une ou deux chambres ! Les Maiko et Geiko qui y vivent se traitent mutuellement comme des sƓurs aĂźnĂ©es ou cadettes. Les propriĂ©taires d’okiya gĂšrent souvent aussi une ochaya du mĂȘme nom (par exemple l’okiya Shigemori de Miyagawacho qui gĂšre aussi la populaire ochaya Shigemori), oĂč la plupart du temps, mais pas seulement, les Maiko et Geiko de leur propre okiya se divertissent.
  • Okaasan – La propriĂ©taire de l’okiya ou de l’ochaya est appelĂ©e okaasan (ăŠæŻă•ă‚“), ce qui signifie littĂ©ralement « mĂšre » – C’est un terme Ă  la fois honorifique et valorisant. Toutes les Maiko et Geiko vivant dans l’okiya appellent et traitent leur okaasan respective comme leur vraie mĂšre, avec beaucoup de respect et de dignitĂ©. Une okaasan s’occupe des Maiko et Geiko dont elle a la charge comme de ses propres enfants et leur enseigne tout ce qu’ils doivent savoir pour devenir des membres indĂ©pendants et prospĂšres de la communautĂ©. Lorsqu’on voit des familles okiya Ă  la tĂ©lĂ©vision dans des documentaires, beaucoup de gens les trouvent froides et rigides, mais les familles okiya sont souvent trĂšs proches, comme de vraies familles. La plupart des okaasan ont plus de 50 ans, mais il y a quelques exceptions d’okaasan qui ont la trentaine ! Les okaasan travaillent souvent jusqu’Ă  plus de 70 ans. Il n’est pas rare qu’ils travaillent jusqu’Ă  leur mort, bien qu’ils soient gĂ©nĂ©ralement aidĂ©s dans la gestion de l’okiya Ă  un certain Ăąge. Une fois que l’okaasan prend sa retraite ou meurt, l’okiya est hĂ©ritĂ©e par l’atatori, l’hĂ©ritier officiel. S’il n’y a pas d’atatori, l’okiya est fermĂ©e.
  • Okamisan – Okamisan (愳氆さん) est une autre façon de dĂ©signer la propriĂ©taire fĂ©minine d’une okiya ou d’une ochaya et signifie littĂ©ralement « propriĂ©taire fĂ©minine ». Okamisan est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ© pour les jeunes femmes de moins de 40 ans qui sont encore en formation pour devenir un jour la tenanciĂšre. Il est beaucoup moins souvent utilisĂ© que okaasan (mĂšre), qui est Ă©galement un adjectif honorifique attachant.
  • Okobo – Les « Okobo » sont des chaussures hautes Ă  plateforme en bois traditionnellement portĂ©es par les Maikos. Elles peuvent mesurer jusqu’Ă  17 centimĂštres de haut et sont munies de cloches qui Ă©mettent un son distinctif lorsqu’une Maiko se dĂ©place. Comme elles sont en bois, elles s’effacent au bout d’un certain temps, ce qui signifie que les okobo d’une Maiko senior sont probablement beaucoup plus courts que ceux d’une Maiko de premiĂšre annĂ©e. On dit que la façon dont on doit marcher avec ces Okobos donne au Maiko une apparence dĂ©licate et enfantine. Les Okobo des Maiko juniors ont des bretelles rouges, tandis que les Okobo des Maiko seniors ont gĂ©nĂ©ralement des bretelles de couleurs diffĂ©rentes, comme le vert, le rose ou le jaune. Dans certains quartiers, les maiko changent la couleur de leur okobo dans un certain ordre, du rouge au rose puis au bleu. Les Maiko portent l’okobo pour les Ă©vĂ©nements formels, les sĂ©ances de photos et les promenades plus courtes ; pour les promenades plus longues, les Maiko portent des zori, qui sont beaucoup plus confortables.
  • Oneesan – Une « Oneesan » est la « grande sƓur » officielle d’une Maiko/Geiko. Bien que chaque personne ĂągĂ©e dans le hanamachi soit appelĂ©e « onee-san », presque toutes les Maiko et Geiko ont une oneesan spĂ©ciale, qui enseigne Ă  sa jeune sƓur les maniĂšres d’une Maiko/Geiko. Habituellement, une « oneesan » est dĂ©jĂ  une Geiko, mais ce n’est pas toujours le cas s’il n’y a pas de Geiko disponible pour faire le travail. Par exemple, Geiko Kikuno de Hanafusa Okiya de Miyagawacho Ă©tait la sƓur aĂźnĂ©e de Maiko Kikuyu alors que la premiĂšre Ă©tait encore une Maiko senior. Il y a mĂȘme des cas oĂč la oneesan a Ă©tĂ© active quelques mois de plus que la petite sƓur ! Une oneesan est gĂ©nĂ©ralement choisie dans la mĂȘme okiya, mais il n’est pas impossible que Geiko/Maiko d’une okiya devienne une « Oneesan » pour une fille d’une autre okiya, par exemple Geiko Miehina de Harutomi Okiya de Miyagawacho pour Maiko Miena de l’Ishihatsu Okiya de Miyagawacho. Une oneesan transmet aussi gĂ©nĂ©ralement son prĂ©fixe Ă  l’imouto (Toshiyuu -> Toshimana). Une onee-san et son imouto se divertissent souvent ensemble, surtout lorsque ce dernier est encore trĂšs jeune et inexpĂ©rimentĂ©.
  • Onsen Geisha – Les « Onsen Geisha » sont des Geisha qui travaillent dans des villes japonaises dotĂ©es de sources chaudes naturelles, appelĂ©es onsen en japonais (le Japon en compte beaucoup). Historiquement, les onsen Geisha Ă©taient considĂ©rĂ©es comme le rang le plus bas des Geisha, et ce pour plusieurs raisons. PremiĂšrement, elles n’Ă©taient pas liĂ©es par des contrats comme les Maiko et Geiko de Kyoto et les Geisha de la plupart des autres villes japonaises, et pouvaient se dĂ©placer dans n’importe quelle autre ville onsen et commencer Ă  y travailler, si elles trouvaient suffisamment de clients. Par consĂ©quent, elles n’avaient gĂ©nĂ©ralement rien qui puisse ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une « histoire » ou une « gĂ©nĂ©alogie » (bien sĂ»r seulement en ce qui concerne leur travail), alors que les okiya des autres villes existent gĂ©nĂ©ralement depuis des dĂ©cennies, parfois mĂȘme des centaines d’annĂ©es, et sont transmises de Geisha en Geisha de la mĂȘme maison, et ont Ă©galement leurs propres lignĂ©es de noms (comme expliquĂ© dans « geimei »). Ainsi, les Geisha d’Onsen n’avaient souvent pas non plus de grandes sƓurs officielles. DeuxiĂšmement, il y avait et il y a toujours une grande idĂ©e fausse selon laquelle les Onsen Geisha Ă©taient des prostituĂ©es avant la Seconde Guerre mondiale et, mĂȘme aujourd’hui, les Onsen Geisha ont la rĂ©putation d’ĂȘtre « faciles » pour une raison quelconque. La plupart des villes et villages onsen ont une tradition riche, longue et unique de geishas et n’ont jamais eu affaire Ă  la prostitution. Cependant, comme mentionnĂ© ci-dessus dans l’entrĂ©e sur le mizuage, dans les trĂšs petites villes et les zones reculĂ©es, oĂč il n’y avait que peu de personnes capables et dĂ©sireuses de frĂ©quenter les Geisha, les Geisha avaient souvent une « double licence » en tant que Geisha et prostituĂ©es pour rĂ©ussir Ă  survivre. Comme il y avait et qu’il y a toujours beaucoup plus de Geisha d’Onsen que d’autres Geisha, les Geisha d’Onsen ont Ă©tĂ© affectĂ©es de maniĂšre disproportionnĂ©e par cela et bien que cela n’ait pas affectĂ© la grande majoritĂ© des Geisha d’Onsen, l’idĂ©e fausse s’est formĂ©e et mĂȘme les autres Geisha des grandes villes comme Kyoto et Tokyo ont pensĂ© que les Geisha d’Onsen Ă©taient des prostituĂ©es. Aujourd’hui, elles organisent souvent de grands banquets avec des centaines d’invitĂ©s et souvent plus de 50 geishas, alors que les geishas de Tokyo, Kyoto ou Nara (par exemple) organisent gĂ©nĂ©ralement de petits banquets avec un maximum de 8 geishas. Cette façon de recevoir est plus rentable pour les geishas d’Onsen, car les Onsen sont frĂ©quentĂ©s par de nombreux touristes de l’intĂ©rieur et de l’extĂ©rieur du Japon, et elles ont donc dĂ» dĂ©velopper leurs banquets.
  • Onshukai – Le « Onshukai » est un rĂ©cital de danse (odori) organisĂ© par le district de Gion Kobu pendant les deux premiĂšres semaines d’octobre. Il est plus cher et considĂ©rĂ© comme plus exclusif que le Miyako Odori.
  • Otokoshi – L' »Otokoshi » est l’habilleur (gĂ©nĂ©ralement) masculin des Maiko et Geiko. Comme les hikizuri et susohiki et surtout le darari obi sont trĂšs lourds et difficiles Ă  enfiler, les Maiko et Geiko doivent se faire aider par un Otokoshi, qui doit ĂȘtre trĂšs fort et compĂ©tent pour lier le obi de la bonne façon. L’Otokoshi accompagne Ă©galement les Maiko qu’il habille lors de leur misedashi et les Geiko qu’il habille lors de leur erikae. Il ne reste plus beaucoup d’Otokshi, par exemple il n’y en a que 5 pour tout le quartier de Gion Kobu, avec ses plus de 90 Maiko et Geiko ! Le mĂ©tier d’Otokoshi lui est gĂ©nĂ©ralement transmis par son pĂšre ; un otokoshi « hĂ©rite » mĂȘme des Maiko et Geiko qu’il habille de son pĂšre (classĂ©s par okiya).
  • Oshiroi – « Oshiroi » est le fond de teint lourd et blanc Ă  base d’eau utilisĂ© par les Maiko et Geiko. Les Maiko et Geiko sont tenues de le porter jusqu’Ă  l’Ăąge de 30 ans ou avant d’avoir terminĂ© 10 annĂ©es de travail actif, les Geiko plus ĂągĂ©es peuvent choisir de porter un maquillage plus discret. Les Geiko de Jikata choisissent aussi souvent de ne pas porter d’oshiroi, car beaucoup d’entre elles choisissent activement de rester en retrait.
  • Otemae – Un « Otemae » est l’hĂŽte d’une cĂ©rĂ©monie du thĂ©, gĂ©nĂ©ralement une Geiko ou une Maiko trĂšs expĂ©rimentĂ©e. C’est elle qui prĂ©pare le thĂ©. Elle s’est exercĂ©e Ă  chacun des mouvements qu’elle effectue au cours d’une cĂ©rĂ©monie du thĂ© afin de les rendre aussi gracieux et prĂ©cis que possible.
  • Ougi – Un « Ougi » ou « Mai Ougi » est un Ă©ventail spĂ©cial et coĂ»teux utilisĂ© uniquement pour la danse. Ils sont souvent mĂȘme anciens, mais sont gĂ©nĂ©ralement distribuĂ©s par le professeur de danse pendant chaque Kotohajime. Les motifs changent chaque annĂ©e.
  • Ozashiki – Les « Ozahiki » sont des fĂȘtes de Geisha, gĂ©nĂ©ralement organisĂ©es dans les ochaya, mais parfois aussi dans d’autres lieux, comme les salles de banquet des restaurants japonais traditionnels. Les Maiko et les Geiko/Geisha servent de la biĂšre et du sakĂ©, dansent, chantent, jouent des instruments et font la conversation pour mettre les invitĂ©s Ă  l’aise. Au fur et Ă  mesure que la soirĂ©e avance, elles jouent aussi souvent Ă  des jeux de boisson. Alors que les invitĂ©s dĂ©gustent gĂ©nĂ©ralement un repas japonais traditionnel comportant jusqu’Ă  neuf plats, les Maiko et Geiko ne mangent jamais Ă  l’ozashiki et ne boivent que sur demande.

P –

  • Pontocho – Pontocho est l’un des cinq hanamachi de Kyoto. C’est le troisiĂšme plus grand hanamachi de Kyoto, aprĂšs Gion Kobu et Miyagawacho et compte 59 Maiko et Geiko actives, 10 Maiko et 49 Geiko. Pontocho a un nombre relativement faible de Maiko, mais un nombre important et stable de Geiko, en particulier de Geiko seniors. C’est aussi pourquoi les Maiko de Pontocho ont tendance Ă  rester Maiko plus longtemps, jusqu’Ă  six ou mĂȘme sept ans (Geiko Momifuku a Ă©tĂ© Maiko pendant six ans et demi) ! Elles gardent aussi gĂ©nĂ©ralement leur Shikomi pendant au moins une annĂ©e complĂšte. Pontocho est assez secret et fermĂ©, il n’y a pas beaucoup d’informations sur ce quartier, car ses okiya et ochaya sont cachĂ©s de la rue principale et il n’y a pas beaucoup de sites web d’okiya ou d’ochaya de ce quartier.

Q –

R –

  • Ro – Ro est un type de tissu utilisĂ© pour les kimonos d’Ă©tĂ©. Il est beaucoup plus fin et lĂ©ger que les tissus d’hiver, ce qui le rend idĂ©al pour la chaleur de l’Ă©tĂ©.

S –

  • Sakkou – Le mot sakkou fait rĂ©fĂ©rence Ă  deux choses : L’Ă©tape sakkou, qui dĂ©crit les deux semaines avant qu’une Maiko ne devienne une Geiko et la coiffure sakkou qui est portĂ©e pendant l’Ă©tape sakkou.
    La coiffure sakkou est la plus Ă©laborĂ©e et la plus compliquĂ©e qu’une Maiko puisse porter ; elle est trĂšs difficile Ă  dĂ©crire mais la chose la plus remarquable est la mĂšche de cheveux qui pend de son chignon et qui est coupĂ©e par l’okaasan de la fille et ses sƓurs la nuit prĂ©cĂ©dant l’erikae de la femme pendant la cĂ©rĂ©monie du danpatsu shiki.
    Pendant l’Ă©tape du sakkou, la maiko porte la coiffure du sakkou, un kanzashi formel brun foncĂ© fait de coquilles de tortue, et un sakkou-kanzashi personnalisĂ© que la jeune fille a conçu elle-mĂȘme (souvent des grues, des tortues et/ou des pins) avec des motifs de bon augure ou personnels. Les maiko portent aussi souvent des ohaguro pendant leur Ă©tape sakkou.
    Dans tous les quartiers, Ă  l’exception de Gion Kobu, une Maiko en phase de sakkou porte un col rouge vif avec un motif argentĂ©, Ă  Gion Kobu le col est blanc. À Gion Kobu, elles portent un kimono formel avec un col blanc, Ă  Miyagawacho un kimono formel avec un col rouge, Ă  Kamishichiken, Pontocho et Gion Higashi elles portent un kimono informel avec un col rouge.
  • Sakura – Sakura est le mot japonais qui dĂ©signe la ou les fleurs de cerisier. Les cerisiers sont cultivĂ©s dans tout le Japon pour leurs magnifiques fleurs qui commencent Ă  fleurir Ă  la mi-mars et au dĂ©but du mois de fĂ©vrier dĂ©jĂ  Ă  Okinawa.
    Les prĂ©visions de floraison (æĄœć‰ç·š, sakura-zensen) ou « front des cerisiers en fleurs » sont annoncĂ©es chaque annĂ©e par le bureau mĂ©tĂ©orologique et sont suivies de prĂšs par les personnes qui planifient le hanami, car les fleurs ne durent que deux semaines. Des cĂ©rĂ©monies spĂ©ciales d’observation des cerisiers en fleurs, appelĂ©es hanami (impliquant gĂ©nĂ©ralement un pique-nique), ont lieu dans tout le Japon au printemps.
    Le hanami est apparu Ă  la pĂ©riode Nara (710-794) dĂ©jĂ , mais Ă  l’Ă©poque, les gens admiraient les fleurs de prunier. Au dĂ©but de la pĂ©riode Heian (794-1185), les fleurs de cerisier Ă©taient Ă©galement admirĂ©es et le terme hanami est rapidement devenu synonyme de fleurs de cerisier.
    Les fleurs de cerisier sont un symbole du Japon et sont Ă©galement importantes pour le peuple japonais. Ils jouent Ă©galement un rĂŽle important dans la vie d’une Geisha : En avril, la plupart des maiko portent des kanzashi ressemblant Ă  des fleurs de cerisier et les fleurs de cerisier sont un motif populaire pour les kimonos et les obi. Les cerisiers jouent Ă©galement un rĂŽle crucial dans presque tous les odori de printemps organisĂ©s par les Geisha dans tout le Japon ; l’odori de Miyako est souvent appelĂ© « les danses des cerisiers », par exemple. Les geishas assistent aussi souvent Ă  des hanami en avril.
  • Sanbonashi – Le Sanbonsashi est l’un des deux styles de maquillage de cou que portent les Maiko et les Geiko. Il consiste en deux petites lignes peintes en blanc qui laissent trois lignes non peintes sur le cou de la Geimaiko. Il est portĂ© lors d’Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux ou formels, tels que Misedashi, Erikae, Shigyoshiki, Hassaku, Miyako Odori, etc.
  • Shidare Kanzashi – Le shidare kanzashi est un long kanzashi en soie qui pend, portĂ© uniquement par les maiko de premiĂšre annĂ©e. Il est censĂ© leur donner un air encore plus mignon et enfantin et faciliter leur identification en tant que dĂ©butantes. Un shidare kanzshi est attachĂ© au daikin et est Ă©galement conçu selon le mĂȘme motif. Il pend sur le cĂŽtĂ© gauche du visage et est plus long que le visage.
  • Setsubun – Setsubun est un festival qui se tient les 2, 3 et 4 fĂ©vrier. C’est le dĂ©but traditionnel du calendrier lunaire et pendant le festival, des rites sont pratiquĂ©s pour chasser les mauvais esprits et porter chance Ă  la nouvelle annĂ©e. Le 2 et le 3, les Maiko et Geiko de Gion Kobu, Gion Higashi, Miyagawacho et Pontocho dansent au sanctuaire Yasaka, les Maiko et Geiko de Kamishichiken dansent au sanctuaire Kitano Tenmagu. AprĂšs leur spectacle, elles lancent des haricots porte-bonheur dans la foule pour chasser les mauvais esprits et porter chance aux citoyens. La nuit, les Geiko se dĂ©guisent, gĂ©nĂ©ralement en costumes historiques (courtisane, princesse, moine, etc.) et se rendent ensuite dans les okiya et ochaya et font des sketchs amusants pendant l’ozashiki ; cela s’appelle obake. Les maiko ne se dĂ©guisent pas, mais portent des coiffures traditionnelles spĂ©ciales et parfois aussi des kimonos spĂ©ciaux. Il y a cependant une exception : Les Maiko seniors de Miyagawacho peuvent Ă©galement se dĂ©guiser si elles le souhaitent.
  • Shamisen – Le shamisen est un instrument traditionnel japonais Ă  trois cordes, souvent comparĂ© Ă  un luth, qui se joue avec un plectre spĂ©cial. Il s’agit de l’instrument le plus essentiel pour la musique et la danse des Maiko et Geiko, et toutes les Maiko et Geiko savent en jouer.
  • Shigyoshiki – Le Shigyoshiki a lieu chaque annĂ©e et dans chaque hanamachi de Kyoto le 7 janvier et constitue la cĂ©rĂ©monie d’ouverture du Nouvel An. Toutes les Maiko et Geiko s’habillent de leur kimono le plus formel (kimono noir avec cinq crĂȘtes et un obi dorĂ©) et mettent un Ă©pi de maĂŻs sĂ©chĂ© dans leurs cheveux pour leur porter chance. Ensuite, toutes les Maiko et Geiko de leur district respectif se rassemblent au thĂ©Ăątre Kaburenjo de leur district et assistent Ă  une danse du maĂźtre de leur Ă©cole de danse. Certains districts, comme celui de Kamishichiken, organisent Ă©galement un spectacle spĂ©cial Nouvel An. Ensuite, les listes des Maiko et Geiko les plus performantes de l’annĂ©e Ă©coulĂ©e sont publiĂ©es et des prix sont distribuĂ©s. Certaines de ces listes sont Ă©galement rendues publiques, gĂ©nĂ©ralement celles de Gion Kobu et Miyagawacho.
  • Shikomi – Un Shikomi est un Maiko en formation. Une Shikomi vit dĂ©jĂ  Ă  l’okiya, mais elle ne se divertit pas encore Ă  l’ozashiki. Au lieu de cela, elle suit des cours de danse traditionnelle japonaise, de chant, d’instruments et de cĂ©rĂ©monie du thĂ©, aide Ă  faire les tĂąches mĂ©nagĂšres autour de l’okiya, et aide ses sƓurs aĂźnĂ©es Ă  se prĂ©parer et Ă  se dĂ©shabiller lorsqu’elles rentrent de leurs engagements. Les Shikomi portent des kimonos plus simples, par exemple des yukata ou des komon, pas de maquillage ou un maquillage naturel, et ont les cheveux attachĂ©s en arriĂšre en un nƓud simple. La phase de Shikomi dure gĂ©nĂ©ralement de 6 Ă  9 mois, parfois un an ; ensuite la jeune fille devient une Minarai pendant quatre Ă  six semaines, puis elle a son misedashi en tant que Maiko. Si une Shikomi porte des vĂȘtements de style occidental, c’est qu’elle n’est pas encore Ă  l’okiya depuis trĂšs longtemps.
  • Shin Aisatsu – Pendant Shin Aisatsu, les premiĂšres salutations de la nouvelle annĂ©e sont faites. Les Maiko et les Geiko s’habillent dans leurs tenues les plus formelles et se rendent dans leur district respectif pour prĂ©senter leurs respects aux propriĂ©taires des ochaya et des okiya. Le Shin Aisatsu a lieu Ă  des dates diffĂ©rentes dans chaque district. À Kamishichiken et Pontocho, il a lieu le 4 janvier, Ă  Miyagawacho, il a lieu le 5, Ă  Gion Higashi, il a lieu le 6 et Ă  Gion Kobu, il a lieu le 7 janvier.
  • Susohiki – Susohiki (èŁŸćŒ•ă) est un terme alternatif pour hikizuri utilisĂ© uniquement dans le dialecte du kansai, le dialecte parlĂ© dans le sud du Japon, principalement Ă  Kyoto et dans ses environs.

T –

  • Tabi – Les tabi sont les chaussettes blanches que portent Maiko et Geiko. Elles sĂ©parent le gros orteil des autres, ce qui correspond aux sandales japonaises que Maiko et Geiko portent et qui font de mĂȘme. Cela est censĂ© ĂȘtre sain pour les pieds. Elles sont boutonnĂ©es sur le cĂŽtĂ©. Lorsqu’une Maiko ou une Geiko danse, elle enlĂšve ses chaussures et danse en ne portant que son tabi. Les Geimaiko portent souvent des tabi qui sont une ou deux tailles trop petits pour elles, afin d’avoir une meilleure prise sur le sol pendant la danse et parce que cela donne aux pieds un aspect dĂ©licat. En hiver, les Maiko et les Geiko portent souvent plusieurs tabi Ă  la fois. Une Maiko ou une Geiko ne montrerait jamais ses pieds nus, car les pieds Ă©taient considĂ©rĂ©s comme impurs et/ou sexuellement excitants dans le Japon ancien ; c’est aussi pourquoi seuls les courtisans (Oiran) et les TayĆ« montrent leurs pieds nus.
  • Tachikata Geiko – Une Tachikata Geiko (立æ–č) signifie littĂ©ralement « personne debout » et dĂ©rive de la position debout que l’on adopte pendant la danse. Une Geiko tachikata est une Geiko qui se spĂ©cialise dans la danse. Les Geiko les plus populaires sont les tachikata Geiko. Les tachikata reçoivent gĂ©nĂ©ralement beaucoup plus d’attention, car elles sont littĂ©ralement celles que l’on voit et les jikata celles que l’on entend. La danse demande aussi beaucoup de force et de forme physique et peut ĂȘtre Ă©puisante, c’est pourquoi les tachikata sont trĂšs respectĂ©s pour leur entraĂźnement physique quotidien et difficile.
  • Takamakura – Un takamakura est un type d’oreiller spĂ©cial utilisĂ© par les maiko. Il s’agit essentiellement d’un berceau en bois rembourrĂ© d’un petit oreiller, traditionnellement rempli de riz ou de haricots, mais aujourd’hui il est gĂ©nĂ©ralement rempli d’autres matĂ©riaux.
    Les maiko l’utilisent pour Ă©viter que leurs coiffures Ă©laborĂ©es ne s’abĂźment chaque nuit, car aller chez le coiffeur coĂ»te cher et prend beaucoup de temps. Dormir sur un takamakura est assez inconfortable, et s’habituer Ă  dormir dessus demande du temps et de la pratique.
    Avant la Seconde Guerre mondiale, les Geiko utilisaient Ă©galement des takamakura, car elles se coiffaient encore elles-mĂȘmes tous les jours et n’utilisaient pas encore de perruques.
  • Tama – Tama est le mot japonais pour corail.
  • Tegara – Un tegara est un morceau de tissu rectangulaire avec un motif dessus qui est utilisĂ© pour faire la coiffure ofuku portĂ©e par les Maiko seniors. Il se place sous le chignon. Il est gĂ©nĂ©ralement rouge avec un motif blanc, mais les maiko les plus ĂągĂ©es peuvent aussi porter des tegara d’autres couleurs, comme le vert, le rose ou le jaune.
  • Tomesode – Le terme tomesode est utilisĂ© pour un type de kimono et pour dĂ©crire une certaine longueur des manches d’un kimono. Un tomesode-kimono est le kimono le plus formel qu’une femme mariĂ©e puisse porter. Il est noir, prĂ©sente un motif uniquement sous la taille, des manches plus de deux fois plus courtes que celles d’un furisode-kimono et gĂ©nĂ©ralement cinq et parfois trois kamon y sont imprimĂ©s. Il est assorti d’un obi dorĂ©. Parfois, vous verrez une Jikata Geiko ou une Geiko senior porter un tomesode-kimono au lieu d’un hikizuri-kimono pour un Ă©vĂ©nement formel.
    Tomesode peut Ă©galement ĂȘtre utilisĂ© pour dĂ©crire une certaine longueur de manche de kimono. Les kimonos plus dĂ©contractĂ©s comme le komon ou le yukata ont des manches tomesode, mais les kimonos plus formels comme le houmongi en ont aussi. Le susohiki-kimono spĂ©cial d’une Geiko a Ă©galement des manches de style tomesode, ce qui signifie qu’elle est plus mature qu’une Maiko.
  • Tsuru – « Tsuru » est le mot japonais pour grue.
  • TayĆ« – TayĆ« (ć€Ș怫) , qui signifie « Grand homme » ou « Grande personne », sont des femmes qui, comme les Oiran, Ă©tudient et pratiquent les arts de la noblesse et travaillent en tant qu’animatrices de cour hautement qualifiĂ©es. Elles se distinguent ainsi des Geisha, qui Ă©tudient les arts du peuple et qui avaient l’habitude de divertir principalement les marchands. NĂ©anmoins, on les appelle souvent « le plus haut rang des Geisha », car leur description de travail est trĂšs similaire. Elles vivaient et travaillaient uniquement dans le district de Shimabara Ă  Kyoto et Ă©taient considĂ©rĂ©es comme les Ă©gales de la noblesse. Tout comme les Oiran, ils Ă©taient formĂ©s dĂšs leur plus jeune Ăąge et commençaient comme kamuro, prĂ©posĂ©s aux enfants, vers 6 ou 8 ans. Ils Ă©taient ensuite promus au statut de TayĆ« Ă  l’Ăąge de l’adolescence. En dehors d’Oiran, cependant, la plupart des TayĆ« venaient de Kyoto et de ses environs et Ă©taient souvent nĂ©s dans une famille vivant et travaillant dĂ©jĂ  dans la karyukai.
    Les TayĆ« Ă©taient traitĂ©s comme des stars et Ă©taient profondĂ©ment admirĂ©s par les gens ordinaires, bien qu’ils ne soient gĂ©nĂ©ralement pas aussi cĂ©lĂšbres que les Oiran, qui Ă©taient des lanceurs de tendances avant l’arrivĂ©e des Geisha. Les TayĆ« sont et ont toujours Ă©tĂ© extrĂȘmement exclusifs et mĂȘme Ă  l’Ă©poque d’Edo, il Ă©tait rare d’en voir un en dehors du TayĆ« Dochu (ć€Șć€«ćœŸäž­), un dĂ©filĂ© somptueux organisĂ© par eux chaque fois qu’ils dĂ©mĂ©nageaient dans un autre Ă©tablissement. Cela Ă©tait rare car leurs vĂȘtements sont si lourds et contraignants, ils restaient donc gĂ©nĂ©ralement dans leur Ă©tablissement d’origine. Les TayĆ« sont considĂ©rĂ©s comme les artistes japonais traditionnels les plus raffinĂ©s. Être un TayĆ« Ă©tait, bien qu’extrĂȘmement dur et restrictif, l’un des meilleurs moyens pour les femmes du Japon ancien d’atteindre le succĂšs ou mĂȘme la cĂ©lĂ©britĂ© et l’indĂ©pendance financiĂšre.

U –

Ume – Ume est le mot japonais pour prune. La vue des prunes est populaire auprĂšs des aristocrates depuis la pĂ©riode Heian et s’est rapidement Ă©tendue au commun des mortels. Comme il s’agit de la premiĂšre plante Ă  fleurir aprĂšs l’hiver, les fleurs de prunier sont le symbole du dĂ©but du printemps. C’est pourquoi elles sont un motif de kanzashi et de kimono trĂšs populaire en fĂ©vrier. Les pruniers auxquels nous pensons quand nous parlons de fleurs de prunier japonaises sont gĂ©nĂ©ralement plantĂ©s pour leur attrait esthĂ©tique et non pour leurs fruits.

V –

W –

Wareshinobu – La coiffure wareshinobu est la coiffure que portent les Minarai et les Maiko juniors (filles jusqu’Ă  l’Ăąge de 18 ans). Elle consiste en deux ailes de chaque cĂŽtĂ© de la tĂȘte et un grand chignon au centre de la tĂȘte, Ă  travers lequel un « coussin » rouge dĂ©passe en haut et en bas du chignon.

X –

Y –

  • Yakko Shimada – La coiffure Yakko Shimada est portĂ©e par les Maiko seniors pour le Shigyoshiki, le Setsubun ou le Hassaku. Elle se compose de deux ailes de chaque cĂŽtĂ© de la tĂȘte et d’un grand chignon au centre de la tĂȘte qui est divisĂ© en plusieurs compartiments par un anneau composĂ© de coraux verts et orange qui ressemble Ă  un bracelet. Il y a Ă©galement un morceau de tissu entourant la partie infĂ©rieure du chignon qui ressemble un peu au tegara utilisĂ© dans la coiffure ofuku. Il peut ĂȘtre rouge, rose, vert, violet, etc.
  • Yakata – Yakata est un mot diffĂ©rent, pas trĂšs frĂ©quemment utilisĂ© pour okiya, une maison de Geisha.
  • Yukata – Un yukata est un kimono d’Ă©tĂ© dĂ©contractĂ©, souvent en lin. On ne porte pas de sous-kimono avec.
  • Yukata-Kai – Le Yukata-Kai est un rĂ©cital de musique et de danse smmer. Il est organisĂ© par Kamishichiken, Miyagawacho et Gion Higashi et a lieu en juillet. Pendant le Yukata-Kai, toutes les Maiko et Geiko se produisent dans des Yukata identiques. Souvent, les Geiko et Maiko tachikata ont l’occasion de jouer des instruments et les Shikomi ont Ă©galement l’occasion d’exĂ©cuter une danse.

Z –

  • Zori – Les zori sont des sandales japonaises traditionnelles faites de paille de riz. Aujourd’hui, les zori sont gĂ©nĂ©ralement fabriquĂ©es en plastique et autres matĂ©riaux. Elles sont portĂ©es par les Maiko et les Geiko lorsqu’elles doivent marcher sur de longues distances, car elles sont beaucoup plus confortables que les okobo ou les geta. Ils peuvent Ă©galement ĂȘtre un signe d’anciennetĂ© ; les Maiko seniors portent des zori la plupart du temps tandis que les Maiko juniors porteront des okobo plus souvent pour accentuer leur caractĂšre enfantin. Les Maiko portent des zori rouges, tandis que les Geiko peuvent porter des zori de la couleur de leur choix.
  • Zuiki Matsuri – Le Zuiki Matsuri est un Ă©vĂ©nement d’automne qui se tient le 4 octobre uniquement Ă  Kamishichiken. Il s’agit d’une parade organisĂ©e pour remercier les dieux de la rĂ©colte et leur demander de veiller sur les agriculteurs, leurs familles et leurs terres.

🔎 Source : geimei.com

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Auteur/autrice : Louis Senpai

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