⚛️ Comprendre la catastrophe de Fukushima – Partie 3 [DOSSIER]

Des million de tonnes d’eau contaminée sont actuellement stockées dans plus d’un millier de citernes à proximité de la centrale nucléaire accidentée il y a dix ans dans le nord-est du Japon.

catastrophe de Fukushima eau contaminée

Découvrez les événements catastrophiques de 2011 dans notre première partie et le débat de l’eau contaminée qui a émaillé les années suivantes dans notre seconde partie.

MAJ : 🌊 Le Japon va déverser officiellement l’eau contaminée de Fukushima dans l’océan

Des décisions s’imposent

Aujourd’hui, la capacité de stockage de l’eau contaminée est sur le point d’atteindre sa limite et l’urgence se fait à nouveau sentir au Japon ! La résolution de la situation divise et reste très discuté dans le pays comme à l’international.

Il est intéressant de noter que la vision étrangère la catastrophe se concentre sur les problèmes de la centrale nucléaire de Fukushima, alors que la triple catastrophe (séisme, tsunami ET catastrophe nucléaire) du 11 mars 2011 est connue sous le nom de 3.11 au Japon et dépasse de loin le problème de la centrale de Fukushima Daiichi.

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Dans tous les cas des quantités d’eau – considérées inacceptables ou non en fonction des experts – doivent être évacuées de la centrale.

Selon les calculs du ministère japonais de l’industrie, l’ensemble de l’eau stockée sur le site contient 860 térabecquerels de tritium, soit 16 grammes.

Un million de tonnes d’eau doivent désormais être déversées dans l’océan pour purger la centrale :

Pour comparaison, le site de retraitement de la Hague en a rejeté 11 400 térabecquerels en 2018.

Selon un sondage réalisé fin février 2020 par le Asahi Shimbun, ce déversage est approuvé seulement par 31% des Japonais contre 57% qui s’y opposent.

Un débat planétaire

En plus de questionner le droit de contaminer le milieu marin local, le projet met en jeu l’image écologique et sanitaire du Japon, ce qui complexifie la prise de décision politique.

Aucune solution n’est actuellement satisfaisante pour l’exécutif japonais et l’opinion publique nippone. Même si Tepco parvient à augmenter sa capacité de stockage, il n’est pas à l’abri d’une fissure et d’une fuite de cuve radioactive… Sans parler des combustibles fondus des réacteurs 1, 2 et 3… Ces matière hautement radioactives soulève un immense défi technique pour parvenir à être extraites proprement de la centrale.

Neuf ans plus tard, le drame de Fukushima n’est clairement pas terminé pour le Japon !

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Auteur/autrice : Louis Senpai

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