Mais en attendant, pour les fans de Zelda en voyage, une batterie externe devient l’alliée incontournable des possesseurs de Switch 2.

Nintendo a enfin levé le voile sur sa très attendue Switch 2, et si les promesses techniques font rêver, un détail fait grincer des dents : l’autonomie en baisse. Dans un monde où les consoles portables sont censées nous suivre partout, la nouvelle machine de Nintendo semble faire un pas en arrière… ou presque.
🎮 Deux à six heures de jeu, pas plus
Dès les premières annonces officielles, Nintendo a été clair : la Switch 2 tiendra entre 2 et 6,5 heures par charge, selon les jeux. Une fourchette qui fait tiquer, surtout quand on se souvient que la Switch OLED – pourtant sortie en 2021 – offre entre 4,5 et 9 heures d’autonomie.
Et le plus surprenant ? La batterie de la Switch 2 est pourtant plus grosse : 5220 mAh contre 4310 mAh pour le modèle original de 2017. Alors, où passe toute cette énergie ? Spoiler : elle est bien utilisée… mais pas pour durer plus longtemps.
🧾 Switch 2 vs les autres consoles portables
Console | Autonomie annoncée | Batterie | Résolution écran | Taux de rafraîchissement | Année de sortie |
---|---|---|---|---|---|
Switch 2 | 2 à 6,5 heures | 5220 mAh | 1080p | Jusqu’à 120 Hz | 2025 (prévue) |
Switch OLED (2021) | 4,5 à 9 heures | 4310 mAh | 720p | 60 Hz | 2021 |
Steam Deck OLED | 3 à 12 heures | ≈ 50 Wh | 800p | 90 Hz | 2023 |
ASUS ROG Ally | 2 à 8 heures (selon usage) | ≈ 40 Wh | 1080p | 120 Hz |
⚙️ Une console plus puissante, mais plus gourmande
La Switch 2 ne se contente pas d’un lifting. Elle arrive avec un écran 7,9 pouces en 1080p, du HDR10, un taux de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz, et un processeur NVIDIA de nouvelle génération. Autrement dit : elle envoie du lourd, que ce soit en mode portable ou branchée au dock.
Mais toute cette puissance a un prix : l’énergie. Les nouvelles capacités graphiques et techniques, bien qu’impressionnantes, tirent énormément sur la batterie. Même si celle-ci est plus généreuse, elle peine à suivre la cadence.
La performance a un coût et la puissance supplémentaire de la Switch 2 doit bien tirer son énergie de quelque part…
🆚 Une autonomie finalement dans la norme ?
Avant de crier à l’infamie, il faut remettre les choses en perspective. La Switch 2 ne fait pas pire que la Steam Deck ou l’ASUS ROG Ally : ces machines aussi peinent à tenir plus de 2 à 3 heures sur des jeux exigeants. Même la Steam Deck OLED – pourtant saluée pour son écran – ne fait que mieux lisser la consommation, sans la faire disparaître.
En réalité, la Switch 2 s’inscrit dans une tendance actuelle : plus de puissance = moins d’endurance. Et sur ce point, Nintendo rejoint simplement le club très fermé des consoles portables « premium ».
🔄 Un espoir d’amélioration future ?
Ce n’est pas la première fois que Nintendo lance une console avec une autonomie jugée trop juste. La Switch de 2017 en était un exemple, corrigé en 2019 par une révision silencieuse (la fameuse « Switch V2 ») grâce à une meilleure puce et une consommation optimisée.
Alors, peut-on espérer une Switch 2 OLED ou V2 dans les années à venir ? Très probablement. Nintendo a déjà prouvé qu’il savait écouter ses joueurs et optimiser ses machines en douceur. Un écran moins énergivore, une gravure plus fine du processeur, ou encore une meilleure gestion thermique pourraient redonner quelques précieuses heures de jeu.
La Nintendo Switch 2 ne manque pas de qualités, loin de là. Mais son autonomie modeste rappelle que même les géants du jeu vidéo doivent faire des choix difficiles. En sacrifiant l’endurance pour offrir des performances dignes d’une console de salon, Nintendo vise une nouvelle génération de joueurs… quitte à s’éloigner de l’esprit nomade qui avait fait le succès de la première Switch.
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